A force de trop recycler, la Suède manque d’ordure

La Suède se présente comme le leader mondial du recyclage des ordures. Le pays recycle tant qu’il manque de déchets pour alimenter les usines d’incinérations, qui produisent 20 % de la chaleur et de l’électricité pour 250 000 foyers. Pour pouvoir combler ce manque la Suède se retrouve contrainte à importer des déchets des pays étrangers. On compte à présent 800 000 tonnes d’ordures importées chaque année, notamment de Norvège.


La suède importe les déchets de ses voisins

Le problème est que les capacités d’incinération du pays s’avèrent supérieures aux quantités de déchets produits qui se chiffrent à 2 millions de tonnes par an. Pour parvenir à la rentabilité des usines d’incinération et pour continuer à fournir les habitants en électricité et chauffage, la Suède importe des déchets venant de pays voisins. On compte à présent 800 000 tonnes de déchets de l’étranger qui sont importées chaque année. Les ordures viennent principalement de la Norvège, les coûts de traitement étant plus élevés.

Les déchets ont de nos jours une valeur marchande de plus en plus intéressante. "Valoriser des déchets, au sein d'usines jouissant d'une importante efficacité énergétique, est un pari judicieux dans un monde où le prix de l'énergie ne cesse de grimper et alors que nous pourrions être confrontés à une pénurie de combustibles", précise t’on à la Public radio International.


Seulement 1 % des ordures suédoises finissent dans les décharges

96 % des ordures suédoises sont recyclées et réutilisées. Les 4 % qu’il reste servent à alimenter les usines d’incinération des déchets pour pouvoir produire 20 % de la chaleur et de l’électricité pour 250 000 foyers du pays. Au final seulement 1 % des ordures suédoises finissent dans les décharges. L’information a de quoi surprendre quand on sait que en moyenne dans l’Union Européenne, 38 % des immondices finissent dans les décharges.

Cette annonce de Catarina Ostlund, conseillère principale de l'Agence suédoise de protection de l'environnement au groupe de radio américain Public radio International, semble inédite lorsque l’on sait que depuis de nombreuses années c’est un enjeu dans les pays industrialisés.


20 % du chauffage urbain provient de la combustion des ordures

La Suède possède des incinérateurs très puissants qui convertissent toutes sortes de déchets en électricité ou en chauffage. Ceci permet d’assurer l’approvisionnement en électricité de 250 000 foyers suédois et de subvenir aux besoins en chauffage de 20 % des ménages urbains (810 000 foyers). Le problème majeur est que à présent à force de beaucoup recycler, le pays manque de déchets pour préserver la rentabilité du système. Les usines sont à court d’ordures et sont donc obligées d’en faire importer


Les usines d’incinérations de déchets augmentent la pollution atmosphérique

Les usines d’incinération suscitent de nombreuses questions auprès des écologistes. Ces établissements augmentent la pollution atmosphérique. La Suède a alors instauré des règles strictes concernant les émissions polluantes te les < a href="/"économies d'énergie. A présent, le pays a nettement réduit les émissions de gaz polluants. Il n’y a que l’oxyde et le dioxyde d’azote qui n’ont pas diminué mais ceux-ci présentent des impacts en termes d’effet de serre, d’acidification de l’air, des pluies et des eaux. D’après les experts il faut encore un peu de temps pour réellement mesurer les effets des normes mises en place.


Source: vos économies d'énergie.fr