Conférence des Nations-Unies sur le climat à Durban: premier bilan

Conférence de Durban: La seconde partie du Sommet s’ouvre aujourd’hui

Cela fait une semaine que la Conférence de Durban sur le changement climatique s’est ouverte. La seconde partie de ce sommet s’ouvre aujourd’hui. Le but principal de la Conférence est de prolonger le Protocole de Kyoto puisque celui-ci est le seul traité international qui oblige les Etats à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Pour l’instant, tout est encore possible.

COP17 Durban : meilleur espoir qu’à Copenhague

Pour l’instant, les discussions sont plus productives que lors du Sommet de Copenhague de 2009. Aucune nation n’a bloqué les négociations, même si les négociations de cette semaine vont être difficiles.

Du côté des pays les plus réfractaires, certains sont plus enclins que d’autres à avancer sur des objectifs verts, sans pour autant s’engager dans un second protocole de Kyoto. La Chine se montre assez volontaire à s’engager dans de nouveaux objectifs verts. Les Etats-Unis avancent en freinant des pieds. Enfin, l’Inde ne tient pas à rentrer dans le jeu et défend vouloir s’engager dans un traité. Le Canada, la Russie et le Japon, qui avaient signé le protocole de Kyoto en 1997, ont laissé entendre qu’ils ne continuaient pas, si les Etats-Unis et la Chine ne s’engageaient pas. Quoi qu’il en soit, si la Chine venait à s’engager, peut-être que cela influencerait les Etats-Unis et l’Inde, c’est du moins ce qu’espèrent les observateurs.

L’Europe est toujours autant volontaire

L’Union-Européenne se montre toujours autant volontaire dans les négociations. Son objectif : établir une feuille de route pour tous les pays. Cependant, certains pays imposent quelques conditions à la prolongation du Protocole de Kyoto. Ces pays sont en pleine négociation avec la Présidente sud-africaine de la Conférence des parties 17, Maite Mashabane.

COP17 Durban : Que s’est-il passé cette semaine ?

Les délégations de chaque pays ont discuté des aides pour la lutte contre le changement climatique. La thématique concernant les aides aux pays en voie de développement avait déjà été développée à Cancun l’année dernière. Cette aide passe par des aides financières comme le Fonds vert pour le climat. Il s’agit aussi d’aider les pays les plus modestes à bénéficier de nouvelles technologies pour avancer dans la lutte contre le changement climatique. Des idées ont été évoquées, il faut maintenant faire place à la négociation. La question de l’adaptation de l’Afrique s’est posée. Des panels ont eu lieu concernant le reboisement et une agriculture plus durable.

COP17 Durban: les évènements à venir

Les ministres et chefs d’Etat présents pour la Conférence vont maintenant négocier et proposer leurs solutions. Il s’agit de douze chefs d’Etat et de 130 ministres sur les 194 pays présents à la Conférence. Ils devront s’exprimer sur le transfert de technologie et les moyens d’atténuation. Les pays africains veulent sensibiliser les autres pays sur le fait qu’ils sont les principales victimes des rejets de gaz à effet de serre des pays industrialisés. Ils souhaitent donc que les pays développés montrent l’exemple dans la lutte contre le changement climatique.

Des manifestations écologiques un peu partout dans le monde

Des manifestations pour le climat et la planète ont lieu à Durban et un peu partout dans le monde. Par exemple, samedi, des milliers de manifestants se sont retrouvés dans les rues de Durban pour encourager les négociations pour lutter contre le changement climatique. En France, pas plus tard que ce matin, huit militants de Greenpeace sont entrés dans une centrale nucléaire à Nogent-sur-Seine. Ils ont réussi à monter sur l’un des dômes afin d’y accrocher une banderole où il était inscrit « Le nucléaire sûr n’existe pas ». Le but était de démentir l’audit sur la sécurité nucléaire demandé par le gouvernement en Septembre 2011 suite à la catastrophe de Fukushima.

Source : Voseconomiesdenergie.fr