Efficacité énergétique : le grand débat national

La transition énergétique annoncé par le chef de l’État va mener à l’élaboration d’un projet de loi déterminant en juin 2013 et lèvera un grand débat national. À noter que ce projet de loi aura pour but d’améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et inciter aux économies d’énergie.


Le secteur énergétique représente 25 % des émissions de CO2

Le secteur énergétique représente près de 40 % de la consommation d’énergie et 25 % des émissions de gaz à effet de serre, notamment pour des usages liés à la chaleur (eau chaude sanitaire, chauffage, climatisation). Il constitue un investissement majeur pour les politiques de maîtrise de la demande d’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le gouvernement français souhaite désormais « transposer sans délai » la directive européenne sur l’efficacité énergétique qui impose à chaque État membre de se fixer dès mars 2013 des objectifs nationaux d’économie d‘énergie en 2020. Le gouvernement est aussi engagé au niveau national au travers de la récente Conférence environnementale qui a permis de mettre en lumière les axes prioritaires et les moyens utiles à la mise en place de la transition énergétique.


Transition énergétique : Une volonté politique ambitieuse

La mise aux normes énergétiques d’un million de logements par an a été avancée. Ce projet devrait aider à faciliter la réalisation des objectifs mise en avant par la France, mais revient aussi sur la question de l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre et du futur mix énergétique.

Le contenu en CO2 des différentes formes d’énergie est un élément non négligeable, car les émissions de gaz à effet de serre seront prises en compte dans les plans d’action et les bilans qui devront être réalisés par les collectivités territoriales et les entreprises avant fin 2012. Par ailleurs, de nombreux acteurs pour les labels de performance énergétique devant accompagner la généralisation de la RT 2012 à toutes les constructions neuves à partir du 1er janvier 2013 se posent aussi la question concernant l’évaluation des émissions de gaz à effet de serre. En effet, l’affichage de la performance énergétique et environnementale des bâtiments est déterminant. Elle permet notamment de protéger la planète, mais aussi d’informer et de sensibiliser les collectivités territoriales, les entreprises ou les ménages.


L’électricité : un sujet qui crée débat !

L’électricité fait l’objet d’un continuel débat, car son utilisation est toujours ramenée aux modes de production (nucléaire, thermique, hydraulique, énergies renouvelables). Pour connaitre le contenu en CO2 de l’électricité pour le chauffage, il suffit de recourir à la méthode dite « d’évaluation moyenne saisonnière ». Cela donne un résultat de 180 g/kWh (EDF – ADEME 2005) qui a été récemment révisé à 210 g/kWh (ADEME 2011).

Toutefois, ceci ne donne qu’un point de vue sur une situation plus complexe. En effet, il existe d’autres méthodes tout aussi fiables et efficaces qui couplent les évolutions de la demande d’électricité et du parc de production. Ceci peut donner des valeurs atteignant jusqu’à 700g/kWh (RTE - ADEME 2007). Il convient de noter qu’il n’y a aucun jugement de valeur, car aucune des méthodes proposées ne peut être considérée comme bonne ou mauvaise. Néanmoins, chaque méthode doit être utilisée selon le contexte et le problème posé pour donner des résultats pertinents.


Efficacité énergétique : Les méthodes adaptées

Que ce soit pour une création, une modification, un bilan d’installation ou encore une suppression, il faut toujours identifier les méthodes les mieux adaptées. Pour ce faire, il faut procéder à une analyse de leurs avantages et de leurs limites. Ce qui fait qu’une méthode dite « moyenne » sera plus adaptée pour réaliser des bilans d’émissions alors qu’une méthode plus « marginale » sera adapté à une démarche plus prospective. Ce qui fait que les institutions publiques doivent tout faire afin de mettre en place un bon consensus entre l’ensemble des parties prenantes. Il convient de noter que les méthodes utilisées doivent être précisées en fonction des différents domaines où ils sont employés.

Ensuite, la mise à jour régulière des méthodes utilisées et des valeurs des contenus CO2 par énergie et par usage devra être garantie. Dans le cadre d’une version plus complète de la Base Carbone, un observatoire du CO2 pourrait être mis en place afin de bien intégrer les évolutions du contexte énergétique et les connaissances scientifiques aux données. Cet observatoire devrait réunir l’ensemble des acteurs concernés et serait géré par une instance publique, entièrement impartiale. Il parait évident que des méthodes adaptées à chaque domaine d’emploi et un tel Observatoire contribueront à réduire l’impact des émissions de gaz à effet de serre sur l’environnement et à améliorer l’efficacité énergétique. De telles avancées pourraient répondre aux attentes de la Conférence environnementale.


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Source: vos économies d'énergie.fr