Émission de gaz à effet de serre : Pourquoi on ne peut pas compter sur la récession ?

La revue Nature Climate Change, sortie le 7 octobre, a publié l’impact de la récession sur environnement. De nombreux gouvernements ont annoncé que la récession à l’avantage de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2). Pourtant, la revue avance que cette situation économique ne réduit pas fortement l’émission de gaz à effet de serre. Comparée à la pollution en période de forte croissance, la pollution n’enregistre qu’une légère baisse au moment du recul économique.


Récession ne rime pas avec réduction de la pollution

Dans ce numéro, il a été révélé que le recul de l’économie n’a que très peu d’effet dans la réduction de l’émission de CO2. Elle ne conduit pas à une forte réduction des émissions de gaz à effet de serre. En effet, même si la pollution diminue, elle se fait plus lentement.

Cette étude démontre qu’à chaque hausse de 1% du produit intérieur brut (PIB), les émissions de CO2 enregistrent une croissance moyenne de 0,73%. Tandis que pour une baisse de 1% du PIB, les émissions de CO2 ne diminuent que de 0,43%.

Ce phénomène s’explique par le fait qu’en période de récession, toutes les infrastructures comme les routes, les maisons, ou les véhicules sont toujours en fonction. Leur mise en marche nécessite l’utilisation des énergies fossiles émettant du dioxyde de carbone.


Une méthode de calcul à revoir

Richard York, l’auteur de cette analyse explique que « Quand les économies déclinent, les usines ne ferment pas immédiatement, les gens n’arrêtent pas de conduire et les nouvelles constructions ont toujours besoins de chauffage ou d’air conditionné ».

Il a également ajouté que les économistes devraient reconsidérer leur méthode de calcul des émissions de CO2 « Ces conclusions ne suggèrent pas forcément que les émissions seront plus ou moins importantes que prévu par les projections actuelles, mais elles suggèrent que cela dépendra plus sensiblement de la façon dont les économies croissent ou faiblissent ».

Dans ce cas, le principe de l’évolution en parallèle du PIB et des émissions de dioxyde de carbone dans le calcul des émissions de CO2 est à revoir. Selon les explications de Richard York, l’émission de gaz à effet de serre n’est pas liée uniquement à la valeur du PIB, mais aussi à la façon dont il atteint cette valeur. Ce qui équivaut à une hausse progressive, mais régulière ou à une succession de périodes de forte progression et de recul économique.


Une menace pour la planète

Dans un rapport publié par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) en 2007, la croissance économique pourrait avoir des lourdes conséquences sur le climat.

D’après ce rapport, d’ici 2100, la progression économique mondiale devrait atteindre 235 à 550 mille milliards de dollars. Cette croissance économique aura de lourdes conséquences sur l’environnement, pouvant susciter une hausse des températures mondiales estimée entre 1,1 à 6,4 degrés Celsius. Cette augmentation de la température pouvant causer des perturbations météorologiques extrêmes et une hausse du niveau des mers.


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Source: vos économies d'énergie.fr