En Arctique, des fontes records sont prévues cet été

Récemment, des chercheurs ont constaté une baisse importante de la superficie de la banquise du Pôle Nord; cet été, la fonte de la glace devrait d'ailleurs surpasser celle qui avait eu lieu en 2007 (Année tristement record pour les dégels des glaciers). Cette observation vient s'ajouter à d'autres signes alarmants d'un réchauffement climatique créé par l'activité humaine.


Les glaces de l'Arctique devraient fondre plus que d'ordinaire

Chaque été, un phénomène normal existe: les glaciers rétrécissent suite à des fontes liées à la chaleur. Normalement, ces dégels s'arrêtent vers la mi-septembre, et avec la baisse des températures, les glaces se reforment. Toutefois, en cet été 2012, les scientifiques ont signalé que la banquise de l'Arctique devrait fondre plus que les autres années et suivre ainsi l'exemple du Groenland (dont la calotte glacière a fondu à 97%). Ce sont deux instituts réputés des États-Unis et du Danemark qui ont noté qu'aujourd'hui déjà la surface du glacier est inférieure à celle observée à la même période il y a 5 ans (Date du dernier record en matière de dégel de la banquise). D'ailleurs, même si la fonte devait s'arrêter, cette année représenterait quand même le quatrième retrait des glaces le plus important enregistré jusqu'à maintenant par des chercheurs.


Les raisons et les conséquences

Avant même la parution de ces études, un satellite, Cryostat-2, étudiait l'épaisseur des glaces mais l'Agence Spatiale Européenne (ESA) a noté que les prévisions de celui-ci sont nettement inférieures à la réalité. Effectivement, alors qu'en 2004, l'Arctique disposait d'une banquise de 13 000 km3 durant l'été, elle n'est plus que de 7 000 km3 cet été. En 2011, les scientifiques avaient déjà noté que 900 km3 de la banquise avait fondu alors que les autres années, cette même parcelle résistait. D'après le Guardian, cette fonte est 0,5 fois plus haute que les prévisions habituelles qui sont réalisées.

Cette réduction de la surface glacière est due à des températures particulièrement élevées qu'on remarque depuis quelques années. Et si les glaces devaient être amenées à fondre de plus en plus, le grand risque est la montée des eaux qui pourraient avoir un impact sur des centaines de millions de personnes.


Le réchauffement climatique n'est plus qu'une simple hypothèse

Pendant de nombreuses années, il a été question du phénomène de réchauffement climatique mais plus comme une supposition que comme une réalité. Effectivement, il aura fallu de nombreuses études et des preuves pour que cette notion devienne réelle, et qu'elle inculpe les hommes. Car si réchauffement climatique il y a , c'est en grande partie à cause des activités humaines qui utilisent les ressources de la terre et émettent des gaz à effet de serre. Une étude présenté par un scientifique de la NASA, James Hansen, a récemment démontré qu'entre 1950 et 1980, il existait une probabilité de 0,003% que des vagues de chaleurs très importantes surviennent. Alors qu'à l'heure actuelle, la probabilité est de 0,1%. Il a ensuite ajouté que ces chiffres ne sont pas anodins, et qu'ils n'ont rien de normal car ils sont étroitement liés au phénomène de réchauffement climatique.

Après ces divers constats, il est intéressant de faire le bilan de la réaction mondiale. La plupart des pays souhaitent voir changer les choses pour que ce réchauffement ne s'amplifie pas. Des réunions sont mises en place pour trouver des solutions comme par exemple les Sommets de la Terre, et une réelle prise de conscience de la situation actuelle critique s'est formée. Seulement, il est difficile de rendre compatibles les intérêts environnementaux et économiques. C'est pourquoi, on parle de plus en plus d'économies d'énergie, c'est-à dire consommer moins d'énergies fossile et valoriser les énergies renouvelables. Cette alternative permet de continuer la production et donc de maintenir un dynamisme économique, tout en prenant en compte le facteur Terre, qu'on a eu tendance a trop oublier ces dernières années.


Source: vos économies d'énergie.fr