Fukushima: 1 an après, quelle sécurité nucléaire au Japon?

Le 11 mars 2011, un séisme a violemment frappé le Japon, suivi d'un tsunami qui s’est abattu sur la centrale nucléaire de Fukushima. Un an après, les Japonais n’ont pas encore réussi à oublier cette catastrophe qui compte parmi les plus graves accidents de l’histoire du nucléaire civil.

Des pertes majeures

Le séisme de magnitude 9 et le tsunami géant qui a ravagé le nord-est du Japon ont déclenché l’un des plus graves accidents nucléaires depuis Tchernobyl. Dans cette catastrophe, les réacteurs 1, 2, 3 et 4 de la centrale de Fukushima (qui en compte six au total) ont été très fortement endommagés. Depuis le drame, les Japonais voient le nucléaire comme une forme de malédiction.

Chaque réacteur arrêté pour une opération de maintenance n’obtient pas une autorisation de remise en service. Résultat, il n’en reste plus qu’un ou deux sur les 54 réacteurs initiaux dont dispose le Japon. Dans peu de temps, le Japon se passera des 30 % d’électricité nucléaire dont il disposait avant Fukushima. Jusqu’à preuve du contraire, l’on peut dire que le pays souhaite sortir du nucléaire, mais sans trop vouloir le crier sur tous les toits. Une décision certes digne, mais qui va, toutefois, peser sur les politiques de l’ensemble de pays qui ont recours à cette énergie nucléaire.

La non-responsabilité des acteurs du nucléaire face à « l’après ».

Le drame de Fukushima a bouleversé la vie de plus d'un million et demi de personnes. La contamination radioactive autour de la province de Fukushima a amené plus 160.000 personnes à quitter leur maison et à abandonner tous leurs biens. L'exploitant de la centrale aux quatre réacteurs détruits, Tepco, est la cible des citoyens. Ces derniers accusent Tepco de ne pas avoir respecté les sécurités nucléaires. En outre, ils ont été accusés de fuir à leurs nombreuses responsabilités à la suite du drame. Accusation que Tepco a vite fait de nier. Le premier ministre, Yoshihiko Noda, a quant à lui précisé que le gouvernement voulait tout faire pour que les citoyens n'aient plus l'impression que la reconstruction et le traitement de l'accident n’avancent pas assez vite.

Des opinions différentes

Les Japonais sont dans une très large majorité favorable à ce que leur pays se détache peu à peu du nucléaire. Ils acceptent toutefois que certaines centrales redémarrent et continuent leurs activités, ceci afin garantir la pérennité de la production d'électricité du pays. Ils sont plus de 80 % à être favorables au fait que le nucléaire ne soit plus considéré comme source d'énergie. 16 % d’entre eux estiment que l’activité nucléaire doit être maintenue. 53 % ont l’intime conviction que la centrale devrait rester à flot et les réacteurs nucléaires actifs, et ce, à court terme, afin de répondre à la demande en électricité. À noter qu’une enquête menée auprès de 3 000 personnes a réussi à établir ces statistiques.

Un avenir incertain

Depuis ce terrible accident qui a ravagé la centrale de Fukushima, la majeure partie des réacteurs ont été soit l’objet d’une vérification, soit maintenus à l'arrêt après leur période d'entretien en attendant que de nouvelles règles de sécurité soient établies. À noter que deux réacteurs sur les 54 que compte le pays sont encore actifs. Les centrales nucléaires du groupe Tepco produisaient plus de 30 % de l'électricité du pays avant que cette débâcle n’ait eu lieu. D’ailleurs, jusqu’à présent, la société a du mal à se remettre des pertes engendrées par la catastrophe de Fukushima.

Source: vos économies d'énergie.fr

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