Greenpeace met en alerte les centrales nucléaires contre leur manque de sécurité

Un militant de l’organisation écologique Greenpeace a réussi à s’introduire dans la centrale nucléaire de Bugey ce matin. Bien qu’il ait été interpellé dès son entrée dans la centrale nucléaire, ce militant vient, a priori, de prouver que la sécurité du complexe présente de nombreuses failles.

Les raisons de l’intrusion au sein de la centrale.

Les récents coups d’éclat des militants de Greenpeace survenus en décembre dernier ont poussé les autorités françaises à revoir les mesures de sécurité qui régissent leurs centrales nucléaires. Même si ces mesures de sécurité ont été renforcées, Greenpeace a tenu à montrer qu’elles présentent encore des faiblesses. Telle est donc la raison de cette invraisemblable opération menée depuis les airs. Notons que le militant de Greenpeace s’est introduit dans la centrale à bord d’un paramoteur à voile dans les environs de 7h40. Des témoins oculaires rapportent que l’activiste a survolé le site, a lancé un fumigène puis a atterri dans l’enceinte de la centrale où il a aussitôt été arrêté par des éléments du groupement de la gendarmerie départementale de l’Ain. Un autre membre de Greenpeace a également été interpellé, mais à l’extérieur de la centrale de Bugey.


La réaction des autorités.

D’après Alain Litaudon, Directeur de la centrale, la courte action de ces deux militants de Greenpeace aura été vaine que théâtrale. Alain Litaudon estime que Greenpeace n’a nullement réussi à montrer les prétendues failles présentent dans les défenses de la centrale. Bien au contraire, l’organisme écologique vient de gouter à l’efficacité du dispositif de protection ultra sophistiquée de la centrale. L’interpellation du militant par les vigiles de la centrale et les gendarmes n’a duré que huit minutes. Il convient de rappeler que le militant de Greenpeace qui a réussi cet exploit est de nationalité allemande. Bien que cette action ait été de courte durée, elle remet en cause la sécurité de centrales nucléaires européennes.


La réaction des leaders de Greenpeace.

Les actions menées par des groupuscules de ce genre sont moins efficaces que celles qui ont été menées par un commando plus organisé. Il y a peu de temps à Nogent-sur-Seine, des activistes ont réussi à déjouer la vigilance des agents sécurité pour pénétrer dans une centrale nucléaire et y déployer une banderole. Avec cette action, les leaders de Greenpeace France espèrent que le débat sur la chute d’avion sur les centrales nucléaires soit relancé. Sophia Majnoni a déclaré que cette entreprise est un avertissement aux deux candidats de l’élection présidentielle qui continuent de minorer les dangers du nucléaire. L’intrusion à bord du paramoteur à voile devait illustrer une agression via les airs comme un crash d’avion. Sophia Majnoni a aussi déclaré que la France devrait prendre exemple sur l’Allemagne qui prend en compte les chutes d’avions dans leurs tests de suretés.


Vers un probable abandon de l’énergie nucléaire en France

L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima survenu le 11 mars 2011 a poussé l’Allemagne, la Suisse et la Belgique a abandonné l’extraction de l’énergie issue de l’atome. Un tel projet n’est pas encore envisageable, car l’abandon de l’énergie atomique pèserait lourd pour l’EDF et l’Areva, deux des piliers du nucléaire en France.

Depuis les coups d’éclat de décembre dernier, le gouvernement français a décidé d’améliorer le système de sécurité qui régit les 58 réacteurs nucléaires répartis dans le pays. Bien que ce débat suscite l’intérêt de nombreux citoyens, les politiciens ont tout particulièrement été muets à ce sujet.

Source : Vos économies d'énergie.fr

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