L'AIE souhaite dynamiser la filière des énergies renouvelables

L’agence internationale de l’énergie trouve que les efforts faits pour contenir le réchauffement de la planète sont insuffisants. À cet effet, l'AIE a une nouvelle fois appelé les États à accélérer le développement des énergies à faibles émissions de dioxyde de carbone (CO2).


L'AIE juge le développement des énergies renouvelables en progression

Même si de nombreuses avancées ont eu lieu dans les énergies renouvelables, la majorité des technologies d'énergies propres ne sont pas utilisées à leur maximum afin de contenir au mieux le réchauffement de la planète à 2 °C. L’AIE a présenté un rapport lors d’une réunion ministérielle à Londres qui fait état des avancées en matière d'énergies à faibles émissions de CO2, c'est-à-dire, les énergies renouvelables comme le solaire, l’éolien, le charbon (associé au captage et au stockage de CO2), les véhicules électriques ou les agro carburants ainsi que le nucléaire.

L'AIE estime que les énergies renouvelables ont vu un développement rapide ces dix dernières années. L'éolienne offshore connait une croissance de plus de 27 % et l’énergie solaire, panneaux photovoltaïques et chauffe-eau solaire entres autres, une croissance de plus de 42 %. Toutefois, malgré ces avancées, il demeure une grande partie des technologies déployées qui ne remplissent pas leur contribution à la réduction des émissions de CO2.


Un appel aux États concernant les énergies propres.

Les projets de captage et stockage de CO2 ne sont pas nombreux et peu de pays respectent les règles qui ont pour effet de rendre les bâtiments moins énergivores. De plus, la production de biocarburant est très loin du niveau requis. D’ici 2020, la consommation d'énergie et les émissions de CO2 vont augmenter d'un tiers et auront presque doublé en 2050. Cela aura pour effet d’élever de plus de 6 degrés les températures mondiales. Afin d’y remédier, l'AIE a encore une fois fait appel aux États en leur imposant de supprimer les subventions qui réduisent le prix de l'essence dans de nombreux pays ; d'accélérer les dépenses publiques de recherche et développement et de libérer le potentiel de l'efficacité énergétique. En poussant les États à se hâter de mettre en place des normes énergétiques plus sévères, l’AIE estime que cela permettra de de créer des technologies performantes en matière d'économies d'énergies.


La transition énergétique

La transition énergétique permet de passer vers une nouvelle relation à l’environnement, à la production et à la consommation. Elle vise à réduire le gaspillage d’énergie et à moins menacer l’environnement et la santé des humains. La transition énergétique combine efficacité, sobriété et énergies renouvelables.

En 2020, les énergies renouvelables représenteront plus de 40 % de la production totale d’électricité totale (l’hydraulique, l’éolien, le photovoltaïque, la biomasse et le biogaz compris). La transition se fera alors par un recours au gaz naturel (20 % de la production d’électricité, en cycle combiné et cogénération). Le développement de ces énergies renouvelables ne peut se faire que dans un contexte économique et réglementaire adapté qui inclue la décentralisation des moyens de production de l’électricité et un cadre légal qui favorise sa pérennité.


Les énergies renouvelables : l’énergie du futur.

L’AIE a compris que les énergies renouvelables étaient la clé du futur et à cet effet, il lance un appel à tous les États, les collectivités et les citoyens afin que ces derniers suivent les règles assignées pour le développement de l’énergie et mettent l’énergie propre sur un pied d’égalité. Cette initiative permettra entre autres de ralentir le réchauffement climatique.


Source: Vos économies d'énergie.fr