L'avenir nucléaire en suspend jusqu'à la fin des élections

Le débat des deux candidats concernant leurs programmes pour les présidentielles bat son plein. Divers sujets ont été amenés sur le tapis, dont le nucléaire pour lequel Nicolas Sarkozy et François Hollande ont deux visions.


Le choc des titans

Le duel confrontant les deux candidats au présidentiel fait rage. Très déterminées, les deux parties tiennent chacun à garder leurs avances et se sont lancées dans un débat si intense que l’on se demande s’ils s’en sortiront sans heurt majeur. Les deux hommes se sont lancés dans une véritable joute verbale tant que David Pujadas et Laurence Ferrari ont eu tout le mal du monde à arbitrer. Nicolas Sarkozy a rendu coup pour coup chaque pique et autres questions embarrassantes de la part de François Hollande et ce dernier en a fait de même à l’envers du candidat de l’UMP.

Nicolas Sarkozy a notamment attaqué le candidat socialiste sur sa « folie dépensière », son « laxisme » et en allant même jusqu’à le traiter de « petit calomniateur donc la normalité n’est pas à la hauteur des enjeux ». François Hollande de son côté n’en est pas moins offensif et a répliqué en traitant le président sortant de lâche. Pour lui, Nicolas Sarkozy préfère se cacher derrière la crise et ne prend pas comme il le faudrait ses responsabilités. En lui balançant ses quatre vérités à Nicolas Sarkozy, François Hollande a choisi d’opter pour l’ironie, ce qui a eu pour effet de relancer le débat un peu plus.


Le nucléaire est un sujet délicat en ces temps où les économies d'énergie sont recommandées

Durant tout le débat, de nombreux thèmes ont été traités, les considérations environnementales quant à elles, n’ont pas été mises sur le tapis. À quelques minutes de la fin du débat, le président du Conseil général de Corrèze a toutefois soulevé des questions concernant les énergies fossiles, et le réchauffement climatique. D’après le président de la République, ces énergies constituent plus de soixante-trois des soixante-dix milliards d’euros du déficit commercial de la France. Les deux parties ont également parlé du nucléaire dans le territoire français, et ce, sans que les intrusions de la veille dans les centrales du Bugey (Ain) et de Civeaux (Vienne) aient été mieux développées.

Nicolas Sarkozy a rappelé que « trente des cinquante-huit réacteurs français ont été ouverts sous la présidence de M. Mitterrand ». La filière du nucléaire est un secteur porteur puisqu’il génère plus de deux cent quarante mille emplois. Toutefois, avec la forte augmentation des prix du gaz et du pétrole, N. Sarkozy estime que supprimer le nucléaire à cette période aura des effets sur la compétitivité française. À noter que la France produit une électricité de 35 % moins chère que de l’autre côté du Rhin. Il a aussi ajouté que le frein viendrait d’un accord politique misérable passé entre le Parti socialiste et l’EELV (Europe Écologie-Les Verts) et au milieu de cette bataille, ce sont les ouvriers de Fessenheim dans le Haut-Rhin (la centrale que François Hollande prévoit de fermer durant son quinquennat) qui en sont les otages.


Une déclaration bien pensée

Comptant parmi les parcs atomiques les plus anciens Français, l’unité alsacienne a été récemment visitée a été jugée apte à produire par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Nicolas Sarkozy a profité de cette déclaration pour rappeler que le nucléaire est peut-être dangereux, mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait fermer la centrale nucléaire de Fessenheim. Le président candidat a ajouté que : « le nucléaire français est le plus sûr du monde et est reconnu comme tel ». Une déclaration appuyée par la hausse des énergies renouvelables dans le domaine énergétique durant son mandat. Pour rappel, cela a été possible avec notamment une puissance photovoltaïque (par le biais de panneaux photovoltaïques) multipliée par cent, une puissance éolienne multipliée par quatre et une augmentation de leur contribution à la production nationale d’électricité de 10,5 à 13 % en cinq ans.

En réponse aux allusions de Nicolas Sarkozy, François Hollande a avancé le fait que son adversaire a menti et qu’il n’avait jamais été à Fukushima. Il a d’ailleurs défié le candidat sortant de lui citer une autre centrale française située sur une zone sismique. Il compte bien fermer définitivement le central de Fessenheim d’ici 2017 et a de nouveau souhaité qu’un grand débat citoyen sur l’énergie ait lieu prochainement. Concernant Fessenheim, le candidat a assuré que tous les employés garderont leurs postes en ajoutant que le démantèlement du site haut-rhinois prendra surement des années.

Le candidat socialiste a aussi souligné que les Français étaient, jusqu’à présent, dépendant du pétrole et du nucléaire. Enfin, il a remis sur le tapis son objectif de réduire la part de l’atome dans le panache énergétique de 75 à 50 % d’ici 2025. Le président du Conseil général de Corrèze a enfin nié sa participation dans l’accord PS-EELV et aux Verts surs (la question du nucléaire) en avançant que c’est Martine Aubry qui l’a signé.


Des réactions et des avis différents sur le nucléaire

L’ancienne ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a avancé que le candidat socialiste avait omis de répondre à des questions cruciales. Le député UMP de Paris Bernard Debré a quant à lui indiqué que tous les propos de François Hollande étaient sans queue ni tête et ne lui semblaient pas compréhensibles. À l’inverse, le maire socialiste de Dijon dans les Côte d'Or, François Rebsamen a pris la partie de François Hollande. Le 6 mai, l'écologie française va partir dans des sens opposés suivant les résultats des élections présidentielles


Source : Vos économies d'énergie.fr

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