L'efficacité carbone ne suffit pas à contrecarrer le réchauffement climatique

Les émissions de tonnes de CO2 ne cessent d'augmenter depuis 2000. Cela est du à deux facteurs: tout d'abord l'augmentation constante de la population mondiale, et ensuite l'accroissement du PIB par habitant. Toutefois, ces deux éléments étaient prévus par les scientifiques; en revanche ceux-ci n'avaient pas planifié que l'"efficacité carbone" stagnerait voir baisserait dans le monde. Cette expression représente la capacité de produire plus de richesses ou d'énergie avec des quantités moindres de combustibles fossiles.

A partir de 1950, les nouvelles technologies ont permis aux hommes de gagner en efficacité énergétique c'est-à dire que les émissions de gaz à effet de serre augmentaient moins vite que les richesses produites. Cependant, depuis les Années 2000, cette tendance se serait inversée au détriment de la planète. En effet, celle-ci serait en train de subir un phénomène très inquiétant qu'est le réchauffement climatique. Les chercheurs ne cessent d'être alarmants et considèrent qu'il faut absolument faire des économies d'énergie et qu'une transition énergétique est presque obligatoire actuellement.


La baisse de l'efficacité carbone favorise t-elle le réchauffement climatique?

D'après des études américaines faites notamment par le CGD (Center for Global Development), les efforts faits par les pays riches en matière de développement durable et d'économies d'énergie ne seraient pas suffisants pour ralentir voir stopper le réchauffement climatique. Effectivement, la demande énergétique connaît une telle croissance que l'efficacité carbone a cessé de progresser. Entre 2004 et 2009, l'intensité carbone a pourtant reculé de 5,5 % dans les pays industrialisés (-7,3% aux États Unis) et de 10% en Inde et en Chine mais les besoins énergétiques mondiaux(notamment en électricité) ont progressé de 34% sur le même intervalle de temps. D'après les chercheurs, si l'efficacité carbone est en recul, c'est parce qu'on se concentre "sur des petits gains d'efficacité" alors qu'on ne cesse d'augmenter notre consommation. Par ailleurs, avec l'accroissement massif des classes moyennes (principalement en Chine), de plus en plus de personnes seront amenés à consommer en plus grande quantité.

Toutefois, les scientifiques estiment que "personne n'imagine que cette courbe (d'émission de CO2) ne va fléchir dans un futur proche" mais que pour cela il faut changer ses habitudes. Il serait important de moins consommer dans un premier temps et de mieux consommer en utilisant de plus en plus d'énergies renouvelables par exemple. Il est important de constater, pour nuancer l'inquiétude relative au réchauffement climatique, que des progrès sont quand même faits. Par exemple, en 2012 les États-Unis ont, pour la première fois depuis 20 ans, diminué leurs émissions de dioxyde de carbone; et cela grâce à l'utilisation de gaz naturel et à un hiver avec des températures douces (favorisant la réduction de la consommation de chauffage).


Signaux importants du réchauffement climatique en Arctique

L'Arctique fait la Une des actualités cet été à cause de la fonte record de sa banquise. Effectivement on assiste depuis quelques semaines à une fonte progressive et importante des glaces du pôle Nord. Aux États-Unis, des scientifiques suivent quotidiennement l'évolution de ce dégel;lundi 27 août ils ont déclaré, via un communiqué publié par l'Université du Colorado, qu'une fois encore la banquise arctique a atteint un nouveau record en ce qui concerne sa fonte. Pour ces chercheurs, il n'y a plus beaucoup de doutes: ce phénomène est lié au réchauffement climatique. Le dernier record date de septembre 2007; 5 ans plus tard, 70 000 km² de glace a fondu en plus, c'est-à dire qu'actuellement la superficie de la banquise n'est plus que de 4,1 millions de km². Un chercheur américain de l'Université du Colorado estime que la situation est inquiétante: "Ce record n'est pas qu'une donnée chiffrée, c'est aussi le signe d'un changement fondamental de la couverture glaciaire de l'Arctique". De plus, le phénomène pourrait encore s'accentuer étant donné que l'été n'est pas terminé et que les glaces pourraient continuer à fondre.

Le deuxième point inquiétant est que cette année, aucun signe météorologique ne justifie cette fonte record alors qu'en 2007, la météo était largement propice à un fort dégel (fortes vagues de chaleur entre autres). En effet, en juillet et août, on a seulement observé une tempête mais sinon rien d'exceptionnel n'a été constaté. Le réchauffement climatique avec des effets néfastes sur le long terme reste donc réellement inquiétant pour les scientifiques, et serait en grande partie lié à l'activité humaine (émissions massives de CO2 dans l'atmosphère) . Dans le communiqué, il est dit que désormais que "la glace est tellement fine et fragile, que la façon dont le vent souffle n'a plus aucune importance".


Source: vos économies d'énergie.fr