L'Union-Européenne investit 3 millions d'euros dans la recherche alimentaire des insectes

L'Organisation des Nations-Unies (ONU) prévoit qu’en 2040 nous serons 9 milliards d’humains sur la Terre. On comprend alors que l’enjeu des ressources va être de plus en plus important. C’est pourquoi l’Union-Européenne a commencé à étudier la possibilité de se nourrir d’insectes ou d’algues.

L’Union-Européenne souhaite investir 3 millions d’euros dans l’étude de l’alimentation d’insectes.

Pour résoudre une potentielle pénurie alimentaire, l’Union-Européenne souhaite étudier en profondeur la possibilité de se nourrir avec des « aliments moins traditionnels » comme les insectes. Ainsi, elle veut débloquer trois milliards d’euros pour faire des recherches sur le sujet mais aussi pour promouvoir ce type d’alimentation auprès de la population. En matière de recherche, elle souhaite étudier la viabilité du projet ainsi que ses risques alimentaires et environnementales.

Insectes et algues : quels sont les avantages de ce nouveau type d’alimentation ?

Tout d’abord, les algues poussent plus facilement que d’autres cultures. Elles peuvent pousser aussi bien dans la mer que dans de l’eau douce. Elles sont déjà utilisées dans les cuisines asiatiques comme dans la préparation des sushis. Enfin, elles sont plus productives que d’autres cultures : selon les experts, l’algue produit vingt fois plus d’huile que le maïs.

L’alimentation à base d’insectes peut rebuter plus de personnes. Pourtant, les insectes proposent un apport important en protéines et en calcium. De plus, ils demandent moins d’espace pour l’élevage. A savoir que se nourrir d’insectes est plus fréquent qu’on ne le pense. Par exemple, les cochenilles, chenilles d’Amérique Latine, sont utilisées comme colorant alimentaire.

Les ressources naturelles « traditionnellement » utilisées pour l’alimentation sont surexploitées

Si on se tourne du côté de l’alimentation traditionnelle - le poisson, les légumes ou les céréales – on voit bien que les filières sont surexploitées. Les quotas de pêche sont difficiles à faire respecter dans les zones de pêche et certains poissons commencent à disparaître. La déforestation est grandissante tant les besoins en surface cultivées augmentent. La consommation de viande « traditionnelle » demande également des terres d’élevage qui se font rares.

On comprend qu’il faut alors trouver de nouvelles sources d’alimentation.

Une mauvaise allocation actuelle des ressources : entre pénurie et gaspillage alimentaire

Dans le futur, en plus de trouver de nouvelles ressources alimentaires, il faudra également mieux allouer les ressources.

Plus d’un milliard de personnes dans le monde ne se nourrissent pas à leur faim

Selon la Banque Mondiale, 44 millions de personnes sont passées sous le seuil de l’extrême pauvreté entre juin et décembre 2010. Au total, 1,2 milliard de personnes se retrouvent sous le seuil de l’extrême pauvreté. Le seuil de l’extrême pauvreté se définit par des dépenses inférieures à 1,25 dollar par jour et par personne. Selon la Banque Mondiale, cela s’explique notamment par l’augmentation des prix de l’alimentation. L'indice des prix alimentaires de la Banque mondiale a augmenté de 15 % entre octobre 2010 et janvier 2011.

Le gaspillage alimentaire se compte en milliard de tonnes chaque année

Or, le gaspillage alimentaire est important. Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en 2011, le « tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé ». De plus, toujours selon la FAO, « chaque année, les consommateurs des pays riches gaspillent presque autant de nourriture (222 millions de tonnes) que l'entière production alimentaire nette de l'Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes). »

Source : Vos économies d’énergie.fr