La Conférence des Nations Unies va mettre l'accent sur le développement durable

Du 20 au 22 juin 2012 l'ONU organisera la Conférence de Rio. Une Conférence où le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, encourage les États membres à en profiter pour débattre du développement durable afin de mettre en place un avenir plus « vert ».


Une conférence sur le développement durable très attendue.

Les résultats de la Conférence sur le développement durable (Rio +20) qui va se dérouler du 20 au 22 juin prochain au Brésil sont très attendus par divers hauts responsables de l’ONU. Cette conférence est vue comme une occasion de reformer les modèles économiques mondiaux actuels. Le but étant de repenser les politiques et les stratégies économiques vertes.

Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, lors d’un débat thématique informel de l’Assemblée général de l’ONU a d’ailleurs avancé que la conférence est l’occasion idéale pour avancer vers un avenir plus viable. La réunion dénommée « La route vers Rio +20 et au-delà » a mis en évidence plusieurs sujets importants tels que les objectifs et le cadre institutionnel pour le développement. Par ailleurs, diverses discussions ont été mises sur le tapis, notamment, un débat concernant les préparatoires pour la déclaration finale de la Conférence Rio +20.


Une nouvelle vision économique mondiale

Le Secrétaire général de l’ONU estime que la réunion de Rio est l’occasion parfaite pour mettre en place un nouveau modèle économique qui permettra de générer plusieurs emplois pour les quelques 80 millions de jeunes qui se ruent sur le marché du travail. Par ailleurs, cette réunion au sommet, organisée à New York, a permis de dégager l’idée que la création d’un filet de protection sociale pour le progrès social et la création d’emplois est impérative.

Toujours selon Ban Ki-moon, le sommet du Rio +20 devrait aussi permettre de trouver des solutions qui amélioreraient la sécurité alimentaire et l’agriculture durable. L’objectif étant d’assurer une sécurité alimentaire pour tous et mettre en place une « faim zéro ». Dans l’optique de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les responsables devront garantir un meilleur accès universel à des sources d’énergie plus propres et plus efficaces comme l’eau potable et l’assainissement. En outre, personne ne devra minimiser l'impact des économies d'énergies réalisables sur la planète.


Les programmes « vert »

La réunion de Rio +20 aura pour objectif de mettre en exergue une ligne politique sur la voie de l’utilisation durable, de la gestion et de la conservation des océans. Pour y arriver, le Secrétaire général de l’ONU lance un appel au renforcement de programmes qui appuierait de manière efficace le développement durable, et ce, à tous les niveaux. Dans la liste de ces programmes « vert » se trouve le Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE). Afin d’offrir un espace à la société civile, au secteur privé et aux autorités locales et faire avancer le développement durable, les gouvernements devraient opter pour un cadre institutionnel ad hoc.

Le président de la 66ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, pour sa part a déclaré qu’il reste encore beaucoup de sujets non traités pour espérer atteindre rapidement les objectifs des OMD à l’horizon 2015. Selon son avis, les différents efforts internationaux souscrits ne sont pas suffisants et pour y arriver, il faudrait prendre en compte les questions concernant la réduction des risques de catastrophes, la santé, l’énergie, la consommation durable, la dégradation des sols, la production durable ainsi que les migrations ou les océans.


Une volonté de lier l'avenir économique et écologique

En rapport avec le cadre institutionnel pour le développement durable, Ban Ki-moon estime que le document final de la Conférence du RIO +20 devrait mettre en place une architecture forte qui permettrait d’encourager une meilleure intégration des trois clés du développement durable, à savoir le développement social, la croissance économique et la protection de l’environnement. Enfin, le président de l’Assemblée générale a conclu en déclarant qu’il faudrait aussi examiner de près les progrès réalisés en matière de durabilité et contrôler la mise en œuvre des engagements.


Source: vos économies d'énergie.fr