La croissance des énergies vertes au ralenti pour la France

Le commissariat général au développement durable (CGDD), a publié jeudi 19 juillet 2012 dans le "Bilan énergétique pour la France 2011", des résultats très décevant.

La France a connu plusieurs années de progression de la part des énergies renouvelables dans la production et la consommation totale d'énergie, notamment après le Grenelle de l'environnement en 2007. Cependant, le pays connait en 2011, une baisse de 12.5 % des productions d'électricité renouvelables, comme l'hydraulique, les panneaux photovoltaïques ou encore l'éolienne et d'énergie thermique (biomasse, bois-énergie, géothermie, solaire thermique...).


Des chiffres qui inquiètent peu

Pour la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) et le CGDD, cette baisse n'est pas inquiétante. Cette chute fait suite à une augmentation de 11.3% en 2010 et de 3.5% en 2009. L'objectif 2020 d'atteindre 23 % d'énergies renouvelables dans la consommation totale énergétique n'est pas en danger.

Pierre-Franck Chevet, directeur de la DGEC, affirme que nous ne sommes pas très en retard sur les objectifs fixés, mais que le rythme doit être conforté, voire accéléré dans certains secteurs. Le taux de réalisation de l'objectif 2011 est de 94 %. Mais, derrière ce résultat, se cachent de fortes disparités.


Les causes de la baisse

D'après les experts qui ont réalisés cette analyse, les causes de la baisse sont essentiellement des causes purement circonstancielles.

Prenons comme exemple, la production d'électricité d'origine hydraulique, qui a diminué de 25%. Cette chute est due à une année 2011 très sèche, surtout au printemps et à l'automne. Dépendant du niveau des cours d'eau et des lacs de barrage, la production d'électricité est descendu à 51 TWh, tombant presque au niveau de 1976 (49 TWh), année de la grande sécheresse. "Les hausses pourtant significatives en 2011 des productions éolienne et photovoltaïque n'ont pu compenser la baisse sans précédent de la production hydraulique renouvelable", note le bilan.

Comme l’explique Céline Rouquette, sous directrice des statistiques de l’énergie au CGDD, le mois de 2011 ont été plus chauds que le référence calculée sur les 30 dernières années et la consommation d’énergie, surtout pour le chauffage, a donc diminué. Tout cela a donc entraîné la baisse importante de la consommation de bois-énergie.


Un nouveau défi

le directeur de la DGEC explique, que les pays vont être demandés de faire un effort industriel considérable, comparable à celui qui a été accompli dans les années 1970-1980 pour construire le parc nucléaire. L’objectif 2020 est d’atteindre une puissance installée en énergies renouvelables de 35 gigawatts/35 millions de kilowatts. L’unique problème à présent est la question d’acceptabilité des pays.

Le défi n’est pas simple. L’éolien terrestre, lui nécessite, pour se développer des schémas régionaux pas toujours faciles à boucler : pollution paysagère, disponibilité foncière et multiplicité des réglementations... Concernant le bois-énergie, si on augmente la production c’est bon pour le taux d’énergie renouvelable mais mauvais pour la santé (présence de microparticules).


Vous souhaitez contribuez au développement durable tout en effectuant des économies?

Utilisez notre simulateur pour calculer les économies d'énergie de votre logement doté d'installations écologiques. C'est gratuit et sans engagement

Je calcule mes économies

Source: vos économies d'énergie.fr