La voiture électrique roule

La voiture la plus silencieuse du moment fait grands bruits…

Tout le monde en parle, elle arrive cet automne dans nos villes à grands bruits médiatiques. Plus économique et durable, la voiture électrique promet une nouvelle mobilité urbaine, avec de nouveaux usages, de nouveaux emplois et de nouvelles parts de marchés pour nos constructeurs. Mais son fonctionnement soulève encore une batterie d’interrogations…

L’ère de l’après pétrole a bien commencé...

La voiture « zéro émission », est-elle en train de devenir la nouvelle donne automobile, la nouvelle feuille de route et le défi à relever pour les constructeurs automobiles?

Dans l’hexagone, Renault affiche clairement ses ambitions. Exit hybride et thermique, la marque au losange veut devenir le leader mondial avec Nissan du marché de la voiture électrique. Un marché qui devrait représenter à l’horizon 2020, 10 à 15 % de ses ventes, grâce à sa gamme ZE « Zéro émission », et à son concept car Zoe. Quant à la marque du lion, avec les débuts prometteurs de la iOn lancée en 2010, Peugeot n’est pas en reste. Le groupe PSA s’est allié avec Mitshubishi pour développer de nouveaux modèles. Ainsi, nos constructeurs l’ont bien compris, la perception de la voiture change, les attentes des automobilistes aussi.

L’autopartage investit désormais la capitale

Inauguré officiellement le 5 décembre prochain, avec à terme un parc de 2000 BlueCars disposant chacune d’une autonomie de 250 kilomètres en ville, Autolib’ se veut être un nouveau service dédié à la mobilité éco-urbaine.

Disponible dans la capitale et quarante-cinq autres communes d’Île-de-France, ce système de location en libre-service de véhicules décarbonés fonctionnera en complémentarité des transports et des taxis. Selon le site du programme, il représentera « une réduction du parc privé d’automobiles de 22 500 véhicules, soit l’équivalent de 164 500 000 kilomètres parcourus par an, par des véhicules plus polluants ».

La voiture électrique fait salon

Vedettes du prochain Salon Automobile International de Lyon qui se tient à Eurexpo du 8 au 16 octobre, les nouvelles voitures électriques font école.

Sur une piste intérieure et extérieure, « Electric City » proposera de découvrir la conduite de ses automobiles d’un nouveau genre : sans bruit, sans odeur et avec une réserve de puissance permanente. Les visiteurs pourront découvrir les Renault électriques de la gamme ZE, l’originale Twizy, biplace en tandem, dont une version limitée à 45 km/h sera accessible à des conducteurs sans permis. La Fluence et la Kangoo électriques qui seront commercialisées dès cet automne. La location de la batterie de la première coûtera 72 euros/mois HT et celle de la seconde 79 euros/mois TTC.

L'autonomie des voitures électriques soulève encore une batterie de questions

Quelle batterie pour quelle autonomie ? Tous les spécialistes s’accordent à dire que l’autonomie est au coeur même du concept de la voiture électrique, sa force et sa faiblesse.

130 km sur route pour la Ion de Peugeot, 250 km en ville pour la BlueCar du groupe Bolloré, la voiture électrique ne pourra pas se passer d’être rechargée régulièrement. C’est même la contrainte principale de ce nouveau véhicule. Peugeot avec la batterie Lithium-Ion de sa Ion permet une recharge en 6 heures - ou à 80 % en 30 minutes. De son côté, la BlueCar dotée d’une batterie “tout solide” à base de Lithium Métal Polymère ( batterie LMP) permet de stocker cinq fois plus d’énergie en quelques heures seulement. Mais même avec une durée de vie de 200 000 km ( entre huit et dix ans), ces batteries utilisant des métaux et terres rares vont devoir être recyclées. Une fois hors d’usage, que deviendront-elles ? À défaut de pouvoir leur redonner du service, Renault s’engage à les recycler. Et quid des infrastructures ( ces fameuses bornes de recharges ) ? Car pour voir enfin ces nouvelles voitures « zéro émission » fonctionner partout en Europe, il ne manque plus désormais, que l’adoption rapide d’une norme de recharge unique.

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