Le défi écologique de la Chine: pour un développement durable

La Chine : une démographie et une économie ayant une forte empreinte écologique

La Chine a un rôle à jouer dans la lutte contre le réchauffement climatique avec plus d’un milliard d’habitants et plus de 9 millions de kilomètres carrés. Même si d’autres pays essayent de réduire leur empreinte écologique, leurs efforts sont vains si la Chine ne se préoccupe pas de sa dette écologique. En 1998, elle avait accepté de ratifier l’accord de Kyoto puis elle s’était ravisée en 2007. Selon elle, les objectifs écologiques allaient à l’encontre de ses objectifs économiques.

Les énergies renouvelables sont une préoccupation secondaire pour la Chine

La croissance de la Chine est très importante, notamment sa croissance industrielle. Or ses industries reposent surtout sur le charbon. Ses centrales thermiques à charbon émettent des poussières qui contaminent l’atmosphère et une forte émission de gaz à effet de serre, notamment de dioxyde de carbone ou CO2.

La Chine mise sur des prix compétitifs, or les énergies renouvelables demandent un certain investissement qui remettrait en jeu cette stratégie prix qui fait le succès des exportations chinoises.

Il ne s’agit pas seulement de simples objectifs de PIB. Les enjeux sont d’augmenter le niveau de vie moyen de la population chinoise.

La Chine compte quand même sur son énergie solaire

La Chine ne reste pas de marbre devant la sensibilisation écologique. Elle a installé quelques parcs éoliens et des capteurs solaires. De plus, l’énergie hydraulique représente 8% de sa consommation d’énergie.

Du côté du gouvernement chinois, un plan quinquennal a été mis en place. Les objectifs de la Chine sont de réduire les gaz à effet de serre de 8% d’ici 2015 et d’augmenter les installations à énergie renouvelable de trois points de pourcentage d’ici 2015.

Les Chinois eux-mêmes militent pour une Chine plus « verte ». On compte plus de 50 000 manifestations écologiques par an.

La dette écologique chinoise : quand les mesures écologiques deviennent une nécessité pour la Chine

Ces mesures deviennent urgentes pour la Chine puisque les qualités de l’eau et de l’air commencent à atteindre des niveaux de pollution dangereux pour ses habitants.

Il y a une semaine, des axes routiers aux alentours de Pékin ont dû être fermés à cause de la pollution de l’air. De plus, des vols ont été perturbés à cause de nuages de pollution qui empêchaient la visibilité. Treize des vingt villes les plus polluées au monde se trouvent en Chine.

Cela est également dû à l’augmentation du niveau de vie de la population. Cela entraîne une augmentation de la consommation des ressources. Et, à titre d’exemple, l’augmentation des ventes de voitures crée de plus en plus d’embouteillage et compromet la qualité de l’air.

La qualité de l’eau devient également une urgence puisque l’eau potable est mise en péril. Celle-ci contient trop de fluor et de substances chimiques. En 2008, 300 millions de chinois n’ont pas accès à l’eau potable.

La France se propose d’installer ses éco-industries en Chine

La Ministre de l’écologie française Nathalie Kosciusko-Morizet s’est déplacée en Chine pour promouvoir les éco-industries françaises. De nombreux contrats ont été signés, notamment avec des acteurs comme Suez Environnement. L’Agence française pour le développement a accordé un prêt de 20 millions d’euros pour augmenter les performances énergétiques des bâtiments publics.

Source : voseconomiesdenergie.fr