Le Japon fait son retour au Nucléaire

Le Premier Ministre japonais, Yoshihiko Noda, a annoncé le retour du Japon à l'énergie nucléaire par le biais de l'utilisation de deux réacteurs nucléaires afin de faire face à un faible approvisionnement en énergie.


En dépit de l'opinion publique défavorable au nucléaire et malgré les traces laissées par la catastrophe nucléaire, le gouvernement japonais ne dispose pas d'autres solutions pour satisfaire la demande en électricité. C'est pourquoi les réacteurs numéro 3 et 4 de la centrale d'Ohi, à l'ouest du Japon, vont prochainement être remis en activité. Cependant, une seule crainte a été émise par les autorités publiques à propos de la nécessité que ces réacteurs soient utilisés au maximum de leurs capacités. Une utilisation intensive voire excessive pourrait provoquer à terme une panne de ces centrales nucléaires.


Le Japon ne peut pas se permettre un ralentissement économique

Sachant que l'énergie nucléaire représentait 30% de sa production d'électricité, l'arrêt plutôt soudain de cette source d'énergie qu'a effectué le japon en 2011 rend l'adaptation à d'autres sources d'énergie plutôt difficile. Sachant que l'archipel japonais va connaître comme tous les étés quelques pics de consommation, une offre d'électricité trop faible ne pouvant satisfaire la demande occasionnerait un ralentissement de l'économie dans son ensemble. D'autant plus que les citoyens pourraient eux aussi être exposés à cette insuffisance électrique en ne pouvant plus être alimentés.


Le nucléaire s'oppose à une forte contestation

Dès l'annonce de la volonté du Gouvernement de relancer les réacteurs nucléaires, plusieurs manifestations ont eu lieu. Tout d'abord des protestations ont eu lieu à proximité de la centrale d'Ohi et de la résidence du Premier Ministre où s'est tenue la réunion. Ensuite une pétition recueillant plus de 7 millions de signatures a été remise au Gouvernement par des personnalités japonaises et des manifestants.

L'opposition japonaise a même qualifié de "décision horrible" la mise en service de ces réacteurs. L'instance de surveillance atomique jusqu'alors rattachée au gouvernement a été détachée de celui-ci par le biais des directives de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique en raison de son attrait prononcé envers le nucléaire. C'est pourquoi la décision du Gouvernement a courroucé l'opposition car la scission n'a pas encore été effectuée.


Assurer le remplacement du nucléaire n'est pas aisé

La décision du retour au nucléaire a été plutôt réfléchie de la part des autorités publiques japonaises qui affirment en assurer pleinement les conséquences. Malgré tout, l'annonce de l'utilisation de l'énergie nucléaire a également permis d'annoncer un plan énergétique afin de réduire voire supprimer cette dépendance à l'énergie atomique à l'orée de 2030.

Concernant l'ensemble des réacteurs japonais à savoir 50, ceux-ci sont actuellement tous à l'arrêt en raison des séismes ou de maintenance afin de tester la sécurité du nucléaire au Japon. Une vingtaine de réacteurs a déjà subi des tests. Si les tests s'avèrent concluants pour ces centrales, le Gouvernement japonais les remettra en service, et ce au grand dam de l'opinion publique.


Source: vos économies d'énergie.fr