Le réchauffement climatique menace les Jeux Olympiques d'Hiver

Organisés depuis 1924, les Jeux Olympiques d'hiver sont menacés par le réchauffement climatique. La réussite de cette grande compétition internationale tient en effet beaucoup à la qualité de la neige et à la température dans la ville choisie pour l'organisation. D'après une étude canadienne, la majorité de sites ayant accueilli les JO d'hiver par le passé ne pourraient plus le faire en 2050.

Faire des économies d'énergie pour sauver les JO d'hiver

Une étude de l'université de Waterloo (Canada) dévoile que parmi les 19 villes ayant organisé les Jeux Olympiques d'hiver par le passé, seules 10 disposeraient de conditions climatiques suffisantes pour pouvoir prétendre à accueillir un tournoi olympique en 2050. Les organisateurs considèrent qu'une couche de neige d'au moins 30 cm en haut des pistes est nécessaire pour que les épreuves se déroulent dans de bonnes conditions et la hausse constante des températures depuis 1929 empêcherait des sites mythiques d'atteindre ces minima. La France, où la compétition a déjà été organisée trois fois, ne comptera selon l'étude, plus qu'un site aux normes en 2050. Chamonix, ville hôte des premiers JO d'hiver en 1924 ne disposerait pas d'une épaisseur de neige suffisante dans 40 ans, il en va de même pour Grenoble où les Jeux se sont déroulés en 1968 mais pas pour Albertville, qui après l'édition 1992, pourrait prétendre à l'organisation des jeux 2054.

La ville hôte en 2014, Sotchi en Russie, est la station la plus menacée, sa faible altitude (568 m) et les températures élevées comparées au XXème siècle font de l'édition 2014, la dernière chance de la ville d'accueillir les Jeux Olympiques d'hiver.

Le réchauffement climatique influence fortement la tenue des Jeux olympiques d'hiver

La température dans les villes choisies pour organiser les JO d'hiver est en constante augmentation. Si dans les années 50, les spectateurs devaient affronter des un froid proche de 0°C pour assister aux exploits sur les pistes de leurs champions, la moyenne pour le 21ème siècle est de 7.8°C. Cette augmentation s'explique en partie par les décisions des officielles qui privilégient des villes moins froide pour l'accueil des Jeux Olympiques mais aussi par le réchauffement climatique. D'après les scénarios utilisés par les chercheurs canadiens, issue des prédictions du Groupe Inter-Gouvernemental sur le Climat (Giec), en 2050, la température globale aura augmenté de près de 2°C. Cette hausse pourrait atteindre 4,4°C en 2080. Les émissions de CO2 jouent un rôle prépondérant dans le réchauffement et sans effort pour les limiter, parmi les 19 villes qui ont eu l'honneur d'accueillir une Olympiade d'hiver, seules 6 le pourraient encore en 2080.

Déjà, les organisateurs ont dû s'adapter aux conditions climatiques et les épreuves ont connues des changements. Les sports sur glace, tel que le patinage, le hockey ou le curling ont été déplacé dans des patinoires couvertes et depuis une trentaine d'années, la neige artificielle a commencé à être utiliser pour garantir une épaisseur de neige suffisante.

Pour s'assurer que le monde entier pourra continuer à se passionner pour les exploits de grands champions tel qu'Alberto Tomba ou Luc Alphand ou s'enflammer pour la prestation de l'équipe de Jamaïque de bobsleigh, il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de réaliser des économies d'énergie.


Source : Vos économies d'énergie.fr