Le Sommet Rio +20 sera-t-il un échec?

Le sommet Rio +20 va essayer de trouver une solution efficace et à long terme pour le développement durable. Cependant, certaines personnalités à l'instar de François Hollande estiment que ce sommet risque de n'aboutir à aucun engagement.


Un sommet dont l'efficacité est mise en doute

La planète se dégrade à une vitesse phénoménale et le Sommet sur le développement durable Rio +20 se penche sérieusement sur le sujet. Les discussions et les débats s’enchainent afin que, 20 ans après le Sommet de la Terre en 1992 à Rio également, des solutions puissent être trouvées à ce sujet si délicat qui est au centre de toutes les préoccupations. Toutefois, bon nombre de participants dont certains chefs d'État de grandes puissances estiment que cette réunion ne servirait pas à changer les choses. Parmi eux, François Hollande a avancé « le risque de l'échec » et a appelé à « une prise de conscience, un sursaut ».


Des signes alarmants pour la planète

Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a récemment publié un rapport qui démontre que la terre est réellement en danger. Les émissions de gaz à effet de serre connaissent une hausse, les déchets s'accumulent, les stocks de poisson de mer fondent, la biodiversité est menacée, la pénurie d’eau potable pour des centaines de millions de personnes à travers le monde est envisagée.

En 2002, à Johannesburg, le dernier sommet sur le sujet avait déjà créé des controverses. Jacques Chirac avait notamment déclaré : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Les ONG qui agissent pour l'environnement ont repris ces mêmes termes en avançant : « Notre maison brûle toujours ». D'où la nécessité pour tous de faire des économies d'énergie sous peine de voir la situation s'aggraver.


Les Gouvernements se doivent de réagir au plus vite

Le sommet de Rio rassemble plus de 130 chefs d'État et de gouvernement, des dizaines de milliers de responsables de collectivités locales, des jeunes, des militants, des ONG, des industriels et des autochtones.

De nombreux sujets devraient être mis sur le tapis, parmi eux, l'économie verte ou les énergies renouvelables, les bâtiments à énergie positive, les transports propres, le tri des déchets, le renforcement des instances mondiales de décision et la mise en place d’objectifs de développement durable. Ce sommet a été organisé afin de trouver un bon plan de sauvetage mondial. Achim Steiner, directeur général du PNUE à avancé qu’il n’y avait pas de place ni pour le doute, ni pour l'indécision dans cette réunion. Toutefois, la méfiance règne entre les participants. Lors des négociations informelles sur le texte d'accord à signer le 22 juin, chaque pays et chaque groupe a campé sur ses positions et chacun a défendu ses arguments.

À la fin du dernier sommet, achevé le 2 juin dernier, les délégués ne s'étaient accordés que sur 70 paragraphes sur 329, soit seulement 21 % du texte du projet d'accord. Par ailleurs, la majorité des termes discutés portaient sur des phrases très générales et consensuelles.

Les sujets de divergences quant à eux, portaient sur le changement climatique, l'alimentation et l'agriculture, les océans, les transferts de technologie, la définition d'objectifs et l'économie verte.


De nouvelles négociations en vue

Très prochainement, de nouvelles pré-négociations devraient se dérouler à Rio. Ces négociations devraient normalement durer de mercredi à vendredi, mais après les discordes qui ont eu lieu dernièrement, il se pourrait que cela se prolonge jusqu'au sommet lui-même.


Source: vos économies d'énergie.fr