Le virus de Schmallenberg touche les élevages français

Une maladie a touché depuis quelques mois une centaine d’élevages bovins, ovins et caprins en Europe. C’est le virus de Schmallenberg. 94 cas ont été détectés en France. Selon l’OIE, il y a très peu de chances que le virus se transmette à l'Homme.

Découverte du virus en Allemagne

C’est en Novembre 2011 que les symptômes du virus de Schmallenberg ont été identifiés dans certains troupeaux européens. Les premiers cas ont été recensés au Pays-Bas et en Allemagne. Dès l’été 2011, certains bovins avaient eu ces symptômes - graves diarrhées avec fièvre et diminution de la production de lait - mais la maladie n’était pas encore connue. Par la suite, les scientifiques allemands ont pu découvrir l’agent pathogène qu’ils ont baptisé « virus de Schmallenberg », du nom de la ville allemande où les premiers cas ont été repérés.

Le virus de Schmallenberg s’est répandu rapidement

Depuis décembre 2011, alors que les foyers du virus étaient en Allemagne et au Pays-Bas, le virus s’est propagé en Belgique, en Grande-Bretagne et en France. Fin janvier 2012, on recensait 76 exploitations affectées aux Pays-Bas, 65 en Belgique, 186 en Allemagne et un cas en France, en Lorraine. Aujourd’hui, on dénombre 95 exploitations en France.

D’autres animaux que les bovins, tels les moutons ou les chèvres, ont été infectés. De plus, des malformations fœtales ont été enregistrées.

Selon le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), « Par analogie avec le virus d’Akabane et les autres virus de ce groupe, on pense que la transmission [du virus de Schmallenberg] est vectorielle », il se transmettrait donc par les insectes et notamment par les moustiques.

Le virus de Schmallenberg en France

En France, en Février, les éleveurs ont recensés 95 élevages atteints par le virus de Schmallenberg. Les troupeaux affectés par ce virus se situent au nord de la France, dans dix-huit départements. Les régions atteintes sont notamment l’Alsace, la Lorraine, la Champagne-Ardenne, la Picardie, le Nord-Pas-de-Calais et la Haute-Normandie.

Quelles sont les conséquences du virus de Schmallenberg sur l’Homme?

Jeudi 16 Février, l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a déclaré que le virus avait « un risque négligeable pour la santé humaine ». De plus, les risques de propagation par la viande ou le lait sont eux aussi « négligeables ». Pour l’instant, aucune transmission à l’Homme n’a été enregistrée. Généralement, la famille du virus ne cause pas de dommages à l’Homme, mais à ce stade des recherches, l’OIE ne peut exclure cette possibilité. C’est pourquoi les organismes vétérinaires travaillent en collaboration avec les organismes de santé publique.

Les recherches sur le virus de Schmallenberg avancent

Plusieurs mesures ont été prises pour faire avancer les recherches sur le virus. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANES) a été chargée d’étudier les impacts et les risques de diffusion de la maladie. Des recherches plus approfondies sur le virus doivent être menées par le Réseau français pour la santé animale.

En Allemagne et au Pays-Bas, des déclarations doivent être remplies par l’agriculteur lorsque son troupeau est atteint.

Les pays hors Union-Européenne ont également pris des dispositions en conséquence. La Russie a arrêté temporairement ses importations de moutons et de chèvres en provenance du Pays-Bas depuis mi-janvier. La Chine et l’Argentine ont demandé des informations complémentaires.

Source : Vos économies d’énergie.fr