Les Alpes menacés par le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique commence à déteindre sur le paysage alpin. Des pans de montagne s'écroulent et diverses espèces endémiques sont alors menacées.

Une menace réelle

Le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a démontré que le réchauffement climatique est bel et bien d’actualité et qu’il est en train de menacer les montagnes alpines. Le climat se réchauffe, ce qui explique la perte de volume des glaciers alpins de 20 à 30 % depuis 1980. D’ici 2050, ce constat pourrait s’aggraver, car une baisse de 30 voire 70 % de leur volume actuel est envisageable. D’année en année, la neige se veut de moins en moins importante. D’ailleurs, l’AEE (Agence européenne de l’environnement) a remarqué ce changement de température et a avancé que la température serait montée de 1,5 degré Celsius en un siècle, ce qui fait deux fois la moyenne mondiale, estimée entre 0,74 et 0,81 degré Celsius. D’ici 2100, l’on devrait faire face à une hausse comprise entre 2,6 et 3,9 degrés Celsius si aucun geste n’est entrepris.

Le réchauffement climatique : divers enjeux

Les précipitations qui tombent sous forme de neiges se transforment en pluie. Cela pourrait créer des inondations en hiver et entraîner la disparition totale de la masse glaciaire. L’on compte aussi les émissions de gaz à effet de serre. La disparition de la masse glaciaire est de loin la plus menaçante du fait qu’elle conduirait à un assèchement des cours d’eau pendant la saison estivale. La fonte des glaciers risque alors de modifier de manière conséquente les régimes hydrauliques des grands fleuves européens qui tirent leurs sources dans les Alpes. Cela aurait des effets majeurs sur le niveau des barrages, mais aussi sur la production d’hydroélectricité qui devrait baisser de 15 %.

De fortes répercussions sur l’environnement.

Au-devant de tant de menaces, les collectivités territoriales ont mis en place diverses mesures drastiques. Dans le but de renforcer ses dispositifs de supervision et de surveiller le niveau des fleuves dans les prochaines années, le Conseil Général de Savoie a établi certaines mesures concluantes. Ce système a été mis en place afin que le CGS puisse disposer d’informations se rapportant à l’état des ressources et des besoins en eau par usage sur tout le territoire. À noter que ceci englobe les besoins en hydroélectricité et en eau potable ainsi que les ressources en neige de culture, en irrigation agricole où la neige de culture et sur les milieux aquatiques pour les sports d’eau vive.

La fonte glaciaire peut entrainer divers effets majeurs sur l’environnement. Il faut savoir que les montagnes alpines sont le centre du système hydraulique de nombreux grands fleuves européens. Ce qui fait qu’une perte de volume important entrainerait à coup sûr une sécheresse des cours d’eau. Vers 2100 ; le débit des fleuves devrait alors afficher une baisse de 17 % au printemps et de 55 % en été.

Puisqu’elle est liée au débit des cours d’eau, la baisse de la production électrique et nucléaire devrait alors atteindre 15 %. Ce constat affirme le fait que les changements climatiques ont un effet prépondérant sur l’énergie nucléaire. La question qui se pose est, comment les EDF pourraient-elles arriver à refroidir leurs centrales thermiques et nucléaires en été alors que le débit des cours d’eau est de 0.

Des impacts dans divers domaines.

Pour un développement durable, les mesures drastiques sont nécessaires, voire impératives. Cela permet d’atténuer les effets du réchauffement climatique sur l’environnement, mais aussi sur l’économie. Outre les menaces sur la flore et la faune, le dérèglement climatique peut être un barrage aux sports de glisse d’hiver. Les amateurs des pentes des montagnes alpines tout comme les amateurs de sports d’hiver auront assez de mal dans les prochaines années, à trouver des parcours encore intacts et emplis de neige.

Source: vos économies d'énergie.fr