Les métiers du développement durable structurés par une association

Le métier de responsable développement durable au sein des universités et des grandes écoles est en train d’être structuré. Une association vient d’ailleurs d’être créée avec l’appui de plusieurs acteurs du secteur.

Une réorganisation du secteur du développement durable

Le Cirses, collectif pour l’intégration de la responsabilité sociétale et du développement durable dans l’enseignement supérieur, souhaite structurer le métier de responsable développement durable au sein des universités et des grandes écoles et à le faire connaitre. Clara Doly, chargée de mission développement responsable à l’université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) et présidente du Cirses, a tenu à apporter quelques lumières sur ce métier d’avenir dans une récente interview.

Les objectifs développement durable de la Circes

Interrogée sur les objectifs de l’association qui vient d’être crée, la Cirses, Clara Doly a répondu que l’association œuvrait à but professionnel et vise à structurer le métier de responsable développement durable (DD) dans les établissements d'enseignement supérieur français. En mettant en lumière ce métier et les compétences dans le domaine qui sont encore méconnus par bon nombre de monde, l’association espère promouvoir le métier auprès des établissements et autres entreprises souhaitant créer un poste dédiée à cette fonction. Elle a ajouté que le Circes se pose comme un espace de dialogue où les collectivités et les universités pourront communiquer et partager leur expérience.

Deux objectifs ont été annoncés pour cette première année, à savoir la mise en lumières de tous les profils (chargés de communication, ingénieurs, qualiticiens) qui œuvrent derrière le responsable développement durable. Ils prévoient ensuite d’identifier les formations continues proposées par les établissements partenaires en matière de développement durable afin de disposer d’une vie d’ensemble du secteur. Par ailleurs, des ateliers thématiques devraient être mis en place et mis à disposition des membres.

Une association liée à la transition énergétique

L’association compte actuellement une dizaine de membres, présents sur Nice, Rouen Nantes, Marseille ou encore Grenoble. Le Circes est ouvert à tous les adhérents, des écoles privées en passant par les universités et les écoles publiques, les collectivités et les entreprises, mais également les vice-présidents chargés de développement durable et les chargés de mission. Parmi les premiers membres de l’association, l’on citera bien évidemment l’université UVSQ. Parmi les collaborateurs de l’association, l’on retrouve des établissements qui depuis 2007, n’ont pas cessé d’apporter leur contribution. Tel est notamment le cas de CPU et la CGE qui travaillent avec le Circes sur le plan vert et son évaluation. D’ailleurs, le « comité développement durable » du CPU porte désormais le nom de « comité de transition énergétique » en titre de soutien au projet.

Qui siège dans le comité ?

Si le premier comité ne comptait que des chargés de mission développement durable, le second compte essentiellement des présidents d’universités. Toutefois, Clara Doly, chargée de mission développement responsable à l’université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) et présidente du Cirses, a tenu à préciser que les premiers acteurs ont toujours leurs rôles à jouer dans le nouveau comité et qu’ils participeront aux discussions au même titre que les présidents d’universités. Les chargés de mission développement durable pourront alors apporter leurs compétences lors des prises de décisions, mais également répondre aux différentes questions des établissements. Cette collaboration devrait d’ailleurs promettre de bons résultats.

Enfin, concernant la labellisation « développement durable » adoptée actuellement par bons nombres d’établissements, Clara Doly a tenu à noter que le fait que cela coïncide avec la création du Circes, n’est qu’une pure coïncidence. Elle a ajouté que la vocation première de l’association n’est pas de se positionner sur le sujet du label ou de la transition énergétique. Si certains établissements testent la labellisation, le Circes ne les accompagnera que sur un point de vue pratique.


Source : Vos économies d'énergie.fr