Les Nations Unis appellent les pays à être plus concernés par le réchauffement climatique

Cette semaine, les Nations Unies ont appelé les pays à être plus concernés lors des négociations climatiques qui seront organisées à Doha à la fin d’année et de tout faire afin de retarder au maximum le réchauffement climatique.


Économies d’énergie : Des efforts à revoir du côté des pays engagés.

Lundi, la directrice climatique des Nations Unies a déclaré que les pays avaient bien respecté les engagements pris lors des discussions de Durban l’an dernier. Cependant, elle a aussi ajouté que les promesses et les actions d’économies d’énergie faites actuellement ne suffisent plus pour éviter la hausse dangereuse des températures mondiales.

De son côté, Christiana Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement climatique a déclaré lors du Forum Carbone d’Amérique du Nord à Washington que bien que les pays développés et les pays en développement faisaient de « bons progrès dans la bonne direction » vers un accord juridique, les efforts au niveau mondial restent néanmoins insuffisants. Elle a d’ailleurs ajouté : « Nous augmentons la portée et la couverture des réductions d'émissions et nous augmentons aussi la nature juridique de ces réductions parce que nous allons passer de promesses volontaires à un accord juridique ». Enfin, concernant le seuil établi par les scientifiques en vue d’éviter les effets néfastes du changement climatique, elle a conclu par : « Cependant, si cela est effectif, le fait est que tous les efforts actuels représentent 60 % des efforts mondiaux nécessaires si nous voulons maintenir une augmentation des températures mondiales inférieure à 2 °C ».


Un retour en arrière impossible sur Durban

Les négociateurs à Durban ont accepté l’an dernier de formaliser un nouvel accord qui est assez contraignant du côté juridique. Cet accord prévoit une réduction importante des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2015 et entrera en vigueur d’ici 2020. À noter que les pays riches et les pays pauvres y participeront aussi.

Christiana Figueres a déclaré que malgré certains rapports après Durban qui avançaient que des économies émergentes majeures comme l’Inde et la Chine avaient reculés face aux accords de Durban, elle ne « voyait pas de retour en arrière par rapport à là où Durban nous a laissés ». Par ailleurs, la jeune femme a tenu à ajouter : « Aucun commentaire que j’ai entendu après Durban ne m’a surprise ou inquiétée. Je suis en fait très reconnaissant de voir que les pays prennent le texte de Durban très au sérieux ».

Elle a conclu par le fait que la Plateforme de Durban comme tous les autres textes négociés au niveau international avait été laissée « ambigument créateur » afin de servir d’exemple pour les prochaines négociations.


Le concept de responsabilités communes, mais différenciées.

Christiana Figueres a aussi déclaré que le concept de « responsabilités communes, mais différenciées » est un principe qui va jouer un rôle primordial dans le nouvel accord. Ce concept est une ligne tracée entre les pays développés et les pays en développement en 1992 et a notamment permis aux pays comme la Chine et le Brésil d’échapper aux réductions obligatoires des émissions.


Un rappel à l'ordre pour les États-Unis

La semaine dernière, le négociateur en chef du Brésil a déclaré au sujet du changement climatique que son pays et les autres économies émergents comme l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud supportaient ce principe. De leurs côtés, les États-Unis affirment que ce concept va créer un « pare-feu » inintéressant entre les pays en développement et les pays développés. Christiana Figueres a aussi indiqué que : « Ce qui est important, c’est que, tout en reconnaissant la responsabilité claire des pays riches, nous devons aussi aller de l'avant ». En ajoutant que le principe de responsabilités communes, mais différenciées restera un principe, mais sera doté d’un nouveau concept qui consiste à assurer que tous les pays puissent avoir un accès équitable au développement durable.

Christiana Figueres a aussi ajouté que les États-Unis, le pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre après la Chine devraient se montrer plus exigeants et faire plus que leur objectif actuel. Le but étant de réduire les émissions de 17 % par rapport au niveau de 2005 d’ici 2020. En se laissant aller ainsi, les États-Unis risquent de se faire devancer par certains pays en développement qui réalisent des progrès bien plus importants en manière d’énergie renouvelable. La jeune femme a conclu par : « Il y a une perte énorme d’opportunité aux États-Unis, et notamment pour les industries manufacturières des États-Unis, si ces derniers ne tirent pas profit des opportunités qui leur sont données avec l’explosion des technologies écologiques ».


Source: vos économies d'énergie.fr