Nous dirigeons-nous vers une société de consommation responsable ?

Fin de la société de surconsommation ?

La consommation des ménages n’a fait que s’accroître avec l’augmentation démographique et l’augmentation du niveau de vie. Depuis le vingtième siècle, le nombre d’objets possédés a augmenté sans pareil. L’élément déclencheur a été la Seconde Révolution Industrielle qui a permis le transport des marchandises et l’accès aux énergies.

Quoiqu’il en soit, cette tendance commence tout doucement à se ralentir. D’après le blog anglais fastcoexist, on aurait atteint le « peak stuff », c'est-à-dire le « pic de consommation» en 2001.

Une tendance anglo-saxonne qui commence à dépasser les frontières

Toujours selon le blog anglais, cette tendance a d’abord été remarquée en Grande-Bretagne. En effet, la consommation britannique, après s’être stagnée pendant un temps, a diminué depuis 2001, sans toutefois affecter la croissance économique. Cela s’observe dans plusieurs secteurs tels que la construction, l’alimentation, les ressources énergétiques ou encore l’habillement. Cela a permis naturellement de limiter les rejets de CO2, le volume de déchets et de faire des économies d’énergie.

Depuis, cette tendance s’observe dans quelques pays européens. Par exemple, 3% d’économies d’énergie ont réalisées en Europe entre 2001 et 2007. Cela est tout de même à relativiser et ce n’est pas le cas dans la plupart des pays.

Croissance ne rime pas forcément avec abondance

Selon le « Parti Vert » de Grande-Bretagne, la croissance ne signifie pas consommer plus mais consommer mieux. Ainsi, l’exemple de la Grande-Bretagne montre que l’important n’est pas de posséder le plus d’objets possibles mais d’utiliser ces objets de façon pertinente. Le PIB est donc corrélé avec une consommation intelligente des ressources.

Le pic de consommation est toutefois remis en doute par certains économistes

Cette thèse soulève quelques critiques de la part de certains économistes. En effet, certains phénomènes ne seraient pas pris en compte, comme la délocalisation des usines vers les pays en voie de développement. Même si les usines ne sont plus situées en Grande-Bretagne, cela n’empêche pas qu’elles produisent du CO2 et qu’elles consomment de l’énergie.

Des enjeux environnementaux et sociaux

Il s’agit tout de même d’un sujet qui a des enjeux primordiaux. A l’heure où la croissance démographique est importante et où le niveau de vie des pays augmentent, il est important de trouver des solutions à la gestion et à l’allocation des ressources.

Ne dit-on pas assez qu’il faudrait au moins sept planètes si tous les pays étaient amenés à consommer autant de ressources que les pays occidentaux ? Alors qu’on pronostique 9 milliards d’habitants sur notre petite planète d’ici 2050, un manque de ressources sera sûrement source de conflits. La question est alors de savoir comment réduire notre consommation et comment faire des économies d’énergie.

Source : Vos économies d’énergie .fr