Réchauffement climatique: augmentation record des émissions de gaz à effet de serre

Les émissions de gaz à effet de serre inquiètent l’organisation météorologique mondiale

L’organisation météorologique mondiale (OMM) s’inquiète des importantes émissions de CO2 émises dans l’atmosphère. En 2010, des niveaux sans précédent ont été atteints. Selon l’OMM, même si on arrêtait de rejeter dès maintenant des émissions de gaz à effet de serre (GES), ces GES seraient encore présents dans l’atmosphère pendant une dizaine d’années. Il s’agit en particulier de gaz comme le CO2, le protoxyde d’azote et le méthane.

Pour rappel, l’OMM est l’institut de recherche des Nations Unies spécialisé dans le climat et l’atmosphère terrestre. Elle compte une cinquantaine de stations météorologiques dans le monde. Elle publie une étude sur les gaz à effet de serre tous les ans depuis 2004.

L’agence internationale de l’énergie incite les Etats à être plus ambitieux

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que les GES vont encore augmenter de 20% d’ici 2035 et ce, malgré les mesures politiques entreprises contre le réchauffement climatique. Selon l’AIE, ces mesures étatiques ne sont pas assez ambitieuses. Si rien n’est entreprise, on tend vers une augmentation des températures de plus de 3°C.

Des émissions de gaz à effet de serre sans précédent

Selon l’OMM, les concentrations pré-industrielles de GES étaient constantes. Mais depuis 1750, la concentration de GES a augmenté de 39%. Aujourd’hui, l’OMM estime la concentration de CO2 à 389 ppm, celle de méthane à 1808 ppb et celle de protoxyde d’azote à 323 ppb. C’est principalement la croissance de CO2 qui est à l’origine de l’augmentation des gaz à effet de serre.

Les émissions de gaz à effet de serre: à l’origine du réchauffement climatique

Le CO2 émane de la combustion des énergies fossiles comme le gaz naturel, le charbon ou encore le pétrole. Le protoxyde d’azote et le méthane viennent principalement de la combustion de la biomasse. Ils sont nocifs pour la couche d’ozone et de l’effet de serre car ils retiennent prisonniers le rayonnement infrarouge terrestre (rayonnement solaire réémis par la terre). C’est ce qui est à l’origine du réchauffement climatique.

Des conditions climatiques extrêmes dues au réchauffement climatique

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) prévoit une croissance des phénomènes climatiques extrêmes à cause des changements climatiques. A l’avenir, nous devrons faire face à plus de précipitations et à des températures extrêmes. Pour faire face à cela, il préconise une adaptation de la population et des gouvernements à ce genre de phénomènes. Il propose des solutions comme informer les populations sur les gestes à faire en cas de catastrophe naturelle, prendre des mesures préventives pour alerter les populations, consolider les bâtiments (la croissance des bidonvilles ne va pas en ce sens), faire des économies d’énergie et préserver l’écosystème.

L’approche de la Conférence de Durban

La Conférence des Nations Unies à Durban (Afrique du Sud) se tiendra dans une semaine. 192 pays se réuniront pour débattre sur le réchauffement climatique et les actions à entreprendre. Beaucoup d’observateurs voient cette conférence d’un œil pessimiste puisque les derniers sommets, notamment celui de Copenhague en 2009 et celui de Cancun en 2010, n’ont pas été fructueux. Les Etats n’avaient pas réussi à se mettre d’accord. De plus, ils avaient prévu des objectifs peut-être trop ambitieux qui, on le sait aujourd’hui, ne seront pas atteints.

Source : voseconomiesdenergie.fr