Réchauffement climatique : ouverture de la Conférence des Nations-Unies à Durban

Ouverture des négociations sur le climat à Durban

Aujourd’hui a lieu l’ouverture du sommet de Durban en Afrique du Sud. La Conférence va durer deux semaines et s’achèvera le 9 Décembre. Elle rassemble 192 pays membres des Nations-Unies. Plus de 12 000 ministres, diplomates, journalistes, scientifiques et ONG sont attendus. Des gens ont également fait le déplacement pour encourager les négociations.

C’est la 17éme Conférence sur le climat. Le premier sommet de la Terre avait eu lieu à Rio en 1992. 154 pays avaient signé la Convention sur la diversité biologique et avaient adopté la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Des inquiétudes pour ce nouveau sommet sur le climat

La Conférence a pour but d’avancer sur la lutte contre le réchauffement climatique. Après la Conférence de Copenhague en 2009, les ONG s’inquiètent du résultat de cette nouvelle conférence : les pays arriveront-ils à se mettre d’accord sur de nouveaux objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet se serre?

Durban : de multiples attentes et des conditions d’engagement

Les pays en voie de développement demandent à ce que les pays industrialisés s’engagent à prendre de nouveaux objectifs pour la lutte contre les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). En effet, ils tiennent en grande partie pour responsables les pays occidentaux du réchauffement climatique au vu de leur histoire.

De leur côté, les pays industrialisés veulent que les Etats-Unis et la Chine s’engagent dans cette voie. Le Japon, la Russie et le Canada se refusent à de nouvelles avancées si la Chine et les Etats-Unis ne s’engagent pas de leur côté. Les émissions de CO2 de la Chine, de l’Inde et des Etats-Unis représentent aujourd’hui plus d’un tiers des rejets de CO2 sur la planète.

L’Union-Européenne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Suisse souhaitent renouveler l’accord de Kyoto sans condition d’engagement. Toutefois, l’Union-Européenne insiste sur le fait qu’il faudrait un cadre légal contraignant où tous les pays se verraient limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. Concernant les pays membres de l’Union-Européenne ainsi que l’Australie, un second protocole de Kyoto pourrait être adopté. Ce second protocole serait toutefois beaucoup moins significatif puisque les pays signataires ne représenteraient que 11% des émissions de gaz à effet de serre.

Vers un renouvellement du Protocole de Kyoto ?

Les objectifs du protocole de Kyoto de 1997 touchent à leur fin. Notamment, 38 pays avaient pour but de diminuer leurs émissions de CO2 à 5,2% entre 2008 et 2012 par rapport à 1992. Aujourd’hui, il faudrait que les pays réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40% d’ici 2020 pour limiter le réchauffement climatique à 2°C.

Pour arriver à ces objectifs, il faudrait que les pays développés mettent en place le Fond Vert pour le climat, qui avait été proposé à la Conférence sur le climat de Cancun en 2010. Ce fond a pour but d’aider les pays en voie de développement à lutter contre le réchauffement climatique jusqu’en 2020. En tout, il est prévu de réunir la somme de 100 milliards de dollars.

Des mesures contre le réchauffement climatique doivent être prises rapidement

De nombreux groupes d’experts et ONG comme la WWF mettent en garde les gouvernements : si rien n’est fait, il va y avoir une multiplication des températures extrêmes et des catastrophes naturelles. De plus, l’objectif de limiter le réchauffement climatique de 2°C ne sera pas atteint.

Source : voseconomiesdenergie.fr