Un nouveau coup dur pour l’énergie Nucléaire

La découverte de plusieurs anomalies dans la cuve d’un réacteur nucléaire près d’Anvers, suscite l’inquiétude, tant en Belgique que dans le reste de l’Europe ou plusieurs centrales nucléaires possèdent le même équipement. Cet incident devrait conduire l’Europe à contrôler toutes les installations similaires.


« Potentielles fissures » sur une cuve en Belgique

Le réacteur numéro trois de la centrale nucléaire Belge de Doel à 25 kilomètres au nord d’Anvers, restera fermé au moins jusqu’au 31 août. Selon l’Agence fédérale belge de contrôle nucléaire (AFCN), des « milliers de défauts » ont été repérés sur la cuve qui pourraient provoquer des fissures plus ou moins importantes.

L’origine de la faille proviendrait de la fabrication de la cuve, l’acier de celle-ci présenterai un défaut de fabrication. La société Hollandaise Rotterdamsche Droogdok Maatschappij est bien sur visée, car c’est elle qui a fourni la structure.

Ces anomalies, probablement présentes dès la construction de la cuve, avaient échappé pendant 30 ans aux ingénieurs de la centrale. D’après l’AFCN «Une éventuelle réparation de la cuve est pratiquement impossible et n'est pas l'option à retenir, parce qu'il est à craindre qu'une telle opération fasse apparaître de nouvelles tensions dans la paroi de la cuve, ce qu'il faut absolument éviter». De plus le remplacement de la cuve serai extrêmement difficile et n’a jamais eu lieu ou que ce soit dans le monde.

Ces fissures suspectées, menacent d’avoir des répercutions importantes en Europe en dans le reste du monde. Une réunion est alors planifiée ce jeudi à Bruxelles, entre les différents représentants des autorités chargées de la sécurité nucléaire ide plusieurs pays, pour « un échange d’informations ».


La Belgique n’est pas seule concernée

L’entreprise néerlandaise RDM, aujourd’hui disparue, aurai fourni des cuves similaires à 21 autres centrales dans le monde, dont une dizaine en Europe.

La centrale belge de Tihange, près de Liège, est ainsi concernée. L'autorité espagnole a confirmé que les réacteurs de Garona et Cofrentes avaient des installations similaires. L'autorité suisse a pour sa part indiqué que la firme néerlandaise avait équipé le réacteur de Mühleberg et son homologue suédoise a précisé que le réacteur numéro 2 de la centrale Ringhals avait le même type de cuve. L'autorité des Pays-Bas a pour sa part précisé que la firme RDM avait fourni la cuve du réacteur de Borssele, mais qu'elle ne l'avait pas fabriqué. Le groupe néerlandais serait également intervenu pour des réacteurs en Allemagne, mais pas en France.


Situations tendues

La Belgique se prépare à affronter des situations tendues. Avec près de 2.000 mégawatts de puissance, Doel 3 et Tihange 2, assurent environ un tiers de la production du parc atomique, qui représente lui-même près de la moitié de la production d'électricité consommée au sein du pays. Selon Elia, la Belgique privé de ces deux réacteurs pourrait se retrouver « incapable de faire face à la demande pour au moins 50 jours dans l'année », en cas de grand froid prolongé sur l'Europe.


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Source: vos économies d'énergie.fr