Une nouvelle remise en cause du gaz de schiste en Angleterre

Le rapport sur les secousses sismiques de Lancashire rendu public

L’extraction du gaz de schiste a provoqué les tremblements de terre qu’ont connu la région de Lancashire, en Angleterre. Voilà ce que conclut le rapport commandé par l’entreprise Cuadrilla Resources. Il s’agit de l’entreprise qui détient le permis d’exploitation du puit de gaz. Ce dernier est situé à dix kilomètres de la commune de Blackpool.

Selon le rapport, les tremblements de terre sont dus, en partie, à la fracture hydraulique qui a été nécessaire pour extraire le gaz. En effet, l’extraction du gaz de schiste consiste à injecter de l’eau et des composants chimiques à haute pression pour obtenir une fissuration de la roche.

Cependant, cette extraction n’a été qu’un facteur des secousses. Il y avait d’autres paramètres qui montraient les faiblesses de la roche.

Le rapport n’indique d’ailleurs pas que l’entreprise doit cesser son activité dans la région. Selon celui-ci, la réunion des facteurs géologiques qui a provoqué les secousses reste exceptionnelle. Dans le pire des cas, les caractéristiques géologiques de la région limiteraient les tremblements de terre à 3 sur l’échelle de Richter.

Tremblements de terre recensés dans la région de Lancashire

Les tremblements de terre ont eu lieu dans la région de Lancashire. Un premier a été relevé le 1er avril 2011 avec une magnitude de 2,3 sur l’échelle de Richter. Un second s’était produit le 27 Mai 2011 et avait été évalué à 1,5 sur l’échelle de Richter. L’épicentre se trouvait dans une zone de 500 mètres autour des forages à deux milles mètres de profondeur.

L’entreprise Cuadrilla Resources avait alors arrêté l’extraction du gaz de schiste, si jamais elle avait été à l’origine de ces secousses.

De nouvelles contestations contre le gaz de schiste

Cela a provoqué de nouvelles contestations à l’encontre du gaz de schiste. En effet, plusieurs manifestants se sont rendus au ministère de l’écologie anglais pour protester contre l’extraction du gaz de schiste. De plus, des manifestants ont installé des banderoles de protestation autour du puits de forage.

En France, l’extraction du gaz de schiste a déjà été interdite le mois dernier. Aux Etats-Unis, cette technique est toujours utilisée. Le Québec a demandé des études géologiques et a interdit cette technique en attendant les résultats.

Des doutes persistent également sur l’objectivité du rapport. Ce dernier a été commandé par l’entreprise d’extraction elle-même et c’est elle qui a envoyé un communiqué au gouvernement. Cette entreprise est déjà implantée en Hollande et en Pologne. Elle a pour projet de faire de nouvelles demandes d’extraction en Europe, notamment en Espagne.

Source: voseconomiesdenergie.fr