La toiture végétalisée permet d'améliorer fortement les économies d'énergie et le confort de vie

Au lieu de laisser le béton des toitures-terrasses à nu, il est désormais plus intéressant de le recouvrir d’une toiture végétalisée. En effet, la végétalisation apporte une touche écolo à la ville et promet divers avantages au bâtiment que ce soit au niveau thermique, acoustique ou environnemental.

La toiture végétalisée : un nouveau concept ?

Depuis 2012, l’on recense plus de 1 million de mètres carrés de toiture végétalisée installés en France. Les travaux neufs ont représenté plus de 90 % des surfaces installées tandis que le marché de la rénovation énergitique n’a représenté que 10 %. Par ailleurs, les commandes sont publiques à 75 %. La végétalisation est désormais proposée pour tous les bâtiments que ce soit dans les bâtiments publics, le secteur tertiaire, industriel, les habitats collectifs ou individuels, sur acier, bois ou béton. Anne-Marie Gandon, Responsable marketing de la marque Sopranature® de la société Soprema, a récemment déclaré : « Aujourd’hui, la toiture végétalisée est intégrée aux règles de calculs Th-Bât via le coefficient solaire ». Cela permettra aux bureaux d’études thermiques d’enfin prendre en compte les végétalisations dans le cadre de la Réglementation thermique (RT) 2012 dans leur calcul.

3 concepts de végétalisation

En France, l’on recense la coexistence de trois types de végétalisation à savoir la toiture extensive, la toiture semi-intensive et la toiture intensive. Le système intensif se pose comme un petit jardin que l’on peut aménager sur sa terrasse. Et vu que la surcharge moyenne est supérieure à 600 kg par mètre carré, la solution ne peut être installée que sur du béton. Ce genre d’installation permet d’accueillir plusieurs types de végétation importante. Toutefois, le cout d’installation d'un toit végétal est assez élevé et son entretien s’avère assez compliqué. En effet, son entretien se rapproche de celui d’un jardin au sol, avec les contraintes que génère l’emplacement en supplément.

La surcharge se situe entre 180 et 350 kg/m2 pour les systèmes semi-intensifs et le choix de végétation est également important. Elle représente un coût moyen et l’entretien est assez limité. Pour le système extensif, la surcharge n’est plus que de 80 à 200 kg/m2 et l’on ne parle plus ici de tapis végétal, mais de véritable jardin. Vu que la végétation est plus sobre, l’entretien devient faible et se résume à deux, trois passages annuels. Elle se pose comme la solution idéale pour toit ceux qui souhaitent disposer d’un espace de verdure à moindre prix, avec peu d’entretien et avec des contraintes quasi inexistantes.

Il convient de noter que les systèmes green et lande nécessitent un arrosage automatique qu’importent les conditions d’implantation. Enfin, concernant les autres systèmes, il faut prévoir un point d’eau comme un système d’irrigation « au goutte à goutte » par exemple.

Ces complexes végétaux se composent généralement de matériaux de culture et de végétaux combinés à un complexe d’étanchéité léger qui résiste à la pénétration des racines. Les règles professionnelles imposent la végétalisation des pentes de 0 à 20 %. Toutefois, il est possible de végétaliser un toit plus incliné. Pour ce faire, il est conseillé de demander un avis technique.

À quoi sert une toiture végétalisée ?

La toiture compte parmi les plus grandes sources de déperdition de l’énergie d’un bâtiment. La végétalisation permet alors d’améliorer l’inertie thermique du bâtiment en complétant de manière efficace l’isolation thermique. Par ailleurs, elle améliore le confort technique en été et participe à la diminution des besoins en climatisation.

Les toitures végétalisées permettent également de restituer les espaces naturels pris au sol en toiture. En effet, elles permettent de profiter d’une « trame verte » qui offre un espace vert qui accueillera les insectes et les oiseaux.

En résumé, la végétation améliore le cadre de vie et participe à rafraichir l’air ambiant. En effet, en ayant recours au phénomène d’évapo-transpiration, la végétalisation restitue une partie des eaux de pluie à l’atmosphère, ce qui permet de lutter contre le phénomène d’îlot de chaleur urbain qui se voit renforcé par l’air sec pollué. Enfin, le système permet de réguler l’évacuation des eaux de pluie de manière plus aisée dans le milieu urbain.

Source : Vos économies d'énergie.fr