Comment la France veut assurer sa transition énergétique

Alors que débat sur la transition énergétique touche à sa fin, la ministre de l’Écologie, Delphine Batho, fait le point sur les sujets phares du moment : la fermeture de Fessenheim, les tarifs de l'énergie et les questions concernant le gaz de schiste. D’ailleurs, le gouvernement prévoit de faire voter une loi d’orientation énergétique à l’automne prochain.

Que se passera-t-il après le débat national sur la transition énergétique ?

La ministre de l’Écologie espère trouver un certain compromis entre les parties concernées : syndicats, État, élus et ONG pour mettre en place un « New Deal écologique », une relance de l'économie par la transition énergétique.

Si la situation actuelle est bien loin des objectifs que s’est fixés l’Europe concernant les énergies renouvelables et l'efficacité économique, il reste que la transition énergétique est un choix que la France se doit de faire. De plus l'investissement dans la réduction de la consommation d'énergie devrait fabriquer de la croissance, ce qui implique le fait qu’il est possible de faire une économie d'énergie de plus de 43 % dans l'appareil de production en France.

Favoriser la transition énergétique

Même avec la transition énergétique, on assiste à une hausse structurelle du prix de l'énergie. Par ailleurs, les travaux d’efficacité énergétique sont à relier à une stratégie de protection du pouvoir d'achat. Si on prend l’exemple de l'Allemagne, on y remarque que le kilowattheure y est de 87 % plus cher qu'en France, mais avec les diverses économies d’énergies proposées, la facture du consommateur peut être moins élevée. D’ailleurs, le gouvernement planche actuellement sur la mise en place d’une campagne de communication en collaboration avec l'Ademe ainsi que d’un guichet unique sur les économies d'énergie.

La fermeture de Fessenheim pour comme marque de transition énergétique

D’après la ministre, le gouvernement espère une mobilisation de tous les acteurs concernés et notamment EDF. Elle a également ajouté que si la fermeture de Fessenheim ne se fait pas très rapidement alors, la part du nucléaire dans le bouquet électrique va afficher une hausse. Car l'EPR de Flamanville devrait entrer en service au même moment. La fermeture de Fessenheim permettra de maintenir le nucléaire à un certain niveau et le mix électrique sera ainsi plus diversifié.

Lorsque l'Autorité de sûreté nucléaire met en garde contre un risque éventuel de défauts génériques, qui porte notamment sur plusieurs réacteurs de mêmes modèles alors, cela plaide en faveur de la diversité du mix et justifie l'idée de ramener le nucléaire de 75 % à 50 % à l'horizon 2025. Le modèle français de transition énergétique devrait alors afficher une certaine complémentarité entre les énergies renouvelables et le nucléaire. La ministre a terminé en énonçant que : « Nous n'avons pas vocation à faire moins de nucléaires pour faire plus de CO2 ».

La position du gouvernement sur les gaz de schiste

Le président de la République a bien défini les lignes à suivre pendant le quinquennat. Les partisans du gaz de schiste mettent en avant des arguments portant sur la recherche et l’évaluation du sous-sol, mais au fond, ils souhaitent permettre l'utilisation de la fracturation hydraulique de manière durable. La ministre de l’Écologie a d’ailleurs annoncé que ses priorités concernent la recherche et les investissements publics, en somme les énergies du futur et non celles du XIXe siècle.

Source : vos économies d'énergie.fr