Économies d’énergie : Rénover l’habitat précaire

En quelques années, les ménages modestes ont vu une hausse de leur part des dépenses d’énergie dans le logement. En effet, ils sont passés de 10 % à 15 %. Cette précarité énergétique est le résultat de nombreux paramètres dont la mauvaise qualité thermique des logements, du cout de l’énergie, mais aussi de la faiblesse des revenus. À noter que la loi Grenelle 1 met en avant l’engagement national contre la précarité énergétique. « Le programme d’économies d’énergie dans le secteur du logement comprendra des actions ciblées de lutte contre la précarité énergétique » (article 2, loi du 3 août 2009).


Le pacte solidarité écologie

A travers le Grenelle de l’environnement, le « Pacte solidarité écologie », lancé par Valérie Létard a pour objectif de cerner les trois secteurs de développement durable. Ces trois secteurs sont respectivement le côté économique, écologique et social. Ce dispositif d’aides permet aux propriétaires occupants modestes de couvrir les deux tiers des coûts de rénovation thermique de leur habitat. À noter que ces mesures viennent à la suite du rapport sur la précarité énergétique, partagé le 6 janvier dernier.

50 % des réhabilitations auront lieu en milieu rural. À noter que plus de 600 000 logements feront l’objet d’un repérage initial afin de repérer les logements qui nécessitent une réhabilitation. Le diagnostic global des domiciles (énergétique, isolation, technique) sera effectué par de vrais professionnels qui proposeront en outre des travaux d’adaptation. De plus, ils participeront au montage du dossier des travaux et du financement. Les coûts moyens de rénovation sont estimés entre 8 000 et 12 000 euros.


Précarité énergétique : L’engagement des acteurs locaux

La mise en place de toutes les démarches se référant aux repérages pour les diagnostics techniques, énergétiques et financiers sera lancée à compter de l’organisation de tables rondes qui vont réunir tous les acteurs locaux concernés comme les acteurs sociaux, les collectivités locales, les associations, l’action logement, les professionnels du logement, de l’immobilier et du bâtiment, les banques, les fournisseurs d’énergies, mais aussi les caisses d’allocations familiales.

A cet effet, les préfets de département ont mis en place des "tables rondes départementales de lutte contre la précarité énergétique » en 2010. À noter que les objectifs à atteindre et les modalités feront l’objet de « contrats locaux d’engagement contre la précarité énergétique. » Un plan de financement qui sied parfaitement aux enjeux. L’Agence nationale de l’habitat (Anah) va gérer le « Fonds national d’aide à la rénovation thermique des logements privés " de plus de 1, 25 milliards d’euros pour la période 2010-2017.

Il convient de préciser que le "Fonds national d’aide à la rénovation thermique des logements privés » se décompose en deux. 150 millions d’euros seront fournis par les fournisseurs d’énergie (par l’intermédiaire des Certificats d'Économies d’Énergie) qui permettent de faire bénéficier les particuliers grâce aux primes énergie. Les 600 millions d’euros de participation seront fournis par l’Anah et l’Ademe. Les 1,25 milliards seront complétés par les fonds alloués aux actions mises en place par les collectivités territoriales et les aides fiscales qui font partie du Grenelle de l’environnement. Cela englobe le crédit d’impôt« développement durable » et les écoprêts à taux zéro.


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Source: vos économies d'énergie.fr