Entre 30 et 50% d'économies d'énergie pour les grands bâtiments grâce aux lanterneaux

Tribu Énergie vient de réaliser une étude concernant l’impact de l’installation des lanterneaux sur le confort d’été et les économies d’énergie dans les bâtiments publics, les bâtiments industriels et les centres commerciaux. L’étude a notamment démontré que le recours aux solutions d’éclairage naturel zénithal permettrait de réaliser près de 30 à 50 % d’économies d’énergie.

La variation de besoins et la RT 2012

L’étude réalisée par Tribu Énergie pour le GIF Lumière, une association regroupant des professionnels de la lumière naturelle zénithale, leur a permis de mesurer l’impact de l’installation des lanterneaux sur les consommations et le confort d’été de divers bâtiments afin de faire par la suite des économies d'énergie.

Comme base de recherches, ils ont choisi d’étudier les besoins en termes d’électricité pour le chauffage et l’éclairage d’un bâtiment industriel simulé d’une surface de 5000 m2 qui présente deux grandes portes industrielles (de 4 m x 4,4 m) et ne dispose pas de fenêtre latérale outre. Ils ont ensuite étudié les variations des besoins en termes d’énergie en variant la hauteur du bâtiment (entre 4 et 12 m) sous deux climats géographiques différents, à savoir celui de la région parisienne et de la région marseillaise.

Ils ont pu démontrer qu’avec un bon éclairage naturel, les consommations énergétiques du bâtiment variaient selon le nombre de lanterneaux disposés sur le toit. Sans l’aide d’éclairage naturel zénithal, l'efficacité énergétique dudit bâtiment est lésée et ne répond pas aux certaines configurations exigées par la RT 2012.

Des économies d'énergie faciles

L’étude s’est aussi penchée sur l’effet du pourcentage de lumière naturelle sur les deux seuils définis par la RT 2012 à savoir l’indice Bbio et l’indice Cep. Le bureau de Tribu Énergie a alors noté que la présence de lanterneaux a des impacts directs sur le Bbio du bâtiment étudié, peu importe sa hauteur et le climat auquel il est soumis.

L’association GIF Lumière a recommandé un seuil minimal d’éclairage naturel permettant de disposer d’une de sécurité en dessous du seuil Bbio maximal. Ce seuil permet également de disposer d’une autonomie d’éclairage naturel pendant 50 % du temps avec un niveau de 300 Lux, soit de nombreuses économies d'énergie, ce qui abaisserait le coefficient CEP indice de 7 à 28 %. En effet, ils ont remarqué que le pourcentage de lumière naturelle zénithale a des effets positifs sur les consommations en termes de chauffage et d’éclairage. Ainsi, plus le toit d’un bâtiment affiche un nombre important de lanterneaux, plus le coefficient Cep baisse, peu importe la hauteur du bâtiment et le climat auquel il est soumis. Cependant, l'isolation reste primordiale.

Une importante amélioration de l'efficacité énergétique

Pour compléter les résultats de l’étude, Tribu Énergie a soumis les variables à une « Simulation thermique dynamique » (STD) qui a confirmé la thèse selon laquelle la consommation d’un bâtiment industriel peut être réduite de manière importante avec un bon éclairage naturel. D’ailleurs, les résultats obtenus promettent de meilleurs économies d'énergie par rapport à ceux calculés avec la méthode « RT 2012 ». La simulation réalisée vient confirmer le fait que les 300 lux avec 50 % d’autonomie de lumière naturelle préconisés par GIF Lumière devraient permettre de réduire les consommations énergétiques du bâtiment de 20 à 60 % par rapport à un bâtiment sans éclairage naturel, peu importe sa situation géographique et sa hauteur. Ainsi, pour accéder à ces pourcentages, 7 à 11 % de la surface du toit du bâtiment devra être couverte avec des lanterneaux à performances thermiques et de transmission lumineuse améliorée. À noter que même si le coût des travaux peut sembler assez élevé, il reste que le retour sur investissement sera assuré par les importantes économies d’énergie réalisées grâce à l'efficacité énergétique.

De plus, il existe de nombreuses aides pour financer les travaux de rénovation énergétique tel que l’isolation du sol comme la Prime éco énergie ou le crédit d’impôt 2014.


Source : Vos économies d'énergie.fr