L'efficacité énergétique de plus en plus mis en avant

L’efficacité énergétique attire de plus en plus d’acteurs, c’est que l’on a pu remarquer lors de la présentation du dernier diagnostic du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). D’ailleurs, le rapport portant sur "Les politiques d'efficacité énergétique dans le monde » réalisé par l’Ademe pour le Conseil mondial de l'énergie avance de grands progrès dans le domaine, et ce, dans toutes les régions du monde.

Des progrès remarqués dans les économies d'énergie

L’on a vu au cours de ces dernières années une nette hausse du nombre des pays qui ont choisi de faire la promotion de l’efficacité énergétique. Pour ce faire, ils ont mis en place des labels, des normes, des mécanismes financiers et des mesures fiscales pour encourager les économies d'énergie. Pour rappel, l’efficacité énergétique permet de faire des économies d'énergie et de baisser l’impact de la production et de la consommation d’énergie sur l’environnement. L’étude a notamment couvert 85 pays qui représentent plus de 95 % de la consommation mondiale d'énergie. L’on y note que les techniques d’étiquetage sur les équipements et les produits électroménagers ont enregistré un développement rapide ces dernières années. L’on note également l’apparition de normes d’efficacité énergétique sur bon nombre de produits. L'ensemble des pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), 90 % des pays d'Asie, et 50 % des pays d'Afrique pris en exemple dans l’étude ont d’ailleurs opté pour l’étiquetage des performances des équipements et des bâtiments, afin de mettre en évidence l'efficacité énergétique de ces derniers et de faciliter les économies d'énergie.

Des économies d'énergie encore insuffisantes

Même si ces constats sont assez encourageants, il reste que depuis 2008, les progrès réalisés au niveau mondial en matière d'efficacité énergétique ne sont pas suffisants et tendent même à baisser. Les pays développés ont dû composer avec la crise, ce qui les a poussés à baisser les investissements en termes de maîtrise d'énergie. Cela a également eu des répercussions dans l'économie mondiale. L’on a notamment remarqué cette situation auprès des pays qui consomment beaucoup d’énergie au regard de leur produit intérieur brut tel que la Chine, la Russie et l’Inde. Ce qui fait que même si l’efficacité énergétique a noté une nette avancée au niveau du consommateur, elle a enregistré une légère baisse sur le plan de la transformation de l'énergie. Par ailleurs, le recours à l’électricité a augmenté alors que sa fabrication dépend encore fortement des centrales thermiques, ce qui fait qu’elle s’avère moins intéressante par rapport à la transformation de gaz ou de produits pétroliers en termes d’efficacité énergétique.

L’on note également une baisse de la consommation globale d’énergie par ménage, notée dans les pays développés. Cette baisse se raccorde notamment à l’utilisation plus pondérée du chauffage et des appareils électriques. Toutefois, les consommations électriques par logement affichent de légères hausses dans les régions surtout avec l’utilisation d’appareils électroniques. Un ordinateur laissé en veille ou un Smartphone utilisé au maximum de ses capacités représentent en moyenne 10 % de la facture d'électricité d'un ménage, ce qui n’est pas sans conséquence. Enfin, le secteur des transports qui, connu comme étant le secteur qui consomme le plus d’énergie, affiche une légère baisse de tout part. L’on peut attribuer cette baisse à la mise en place des mesures visant à réduire la vitesse sur les routes ou pour l’amélioration de l'efficacité énergétique des nouveaux véhicules. Pour sa part, l’Ademe trouve les mesures en faveur des économies d'énergie dans le transport routier de marchandises, dans ou en dehors de l'OCDE, ne sont pas encore suffisant.


Source : Vos économies d'énergie.fr