La Guadeloupe, un laboratoire pour les économies d'énergie

La Guadeloupe est riche en ressources naturelles si nous ne citons que le soleil, le vent, le volcan de Basse-Terre, et les plantations de canne à sucre. Tous ces éléments sont propices aux énergies renouvelables. Cependant, l’exploitation de ces richesses naturelles est freinée à cause des problèmes techniques et géographiques. Une politique d’exploitation de ces ressources est mise en œuvre en ce moment qui va faire que la part des énergies renouvelables de l’île atteindra les 50% d’ici 2020.

L’énergie fossile encore dominante

Dépendant des énergies fossiles à 93%, la Guadeloupe à un taux d’émission de carbone très élevé et sa consommation en électricité est en progression permanente.

Des mesures sont prises pour satisfaire la demande. Des centrales traditionnelles sont mises à disposition dont une en charbon en 2010 par un opérateur privé. Des améliorations tehcniques ont été apportés par EDF à Jarry et selon le directeur en Guadeloupe Pascal Mithois, «une centrale au fioul de 220 mégawatts (MW), pour remplacer une centrale de 160 MW. Elle sera mise en service à partir d'août 2014». Cependant des études démontrent que les énergies propres sont moins coûteuses et Pascal Mithois en rajoute en affirmant que «Le fioul coûte autour de 200 euros le mégawatheure (MWh). Nous rachetons l'énergie éolienne entre 150 et 170 euros, la géothermie à 105 euros et le solaire entre 110 et 120 euros, contre 450 pour le prix de rachat des premiers projets solaires».

Les subventions misent à contribution pour réaliser des économies d'énergie

En termes d’énergie verte, le soleil a connu une énorme expansion depuis quelque temps. Le responsable énergie de la région, Céline Jules affirme que les subventions apportées à la région comme le Eco-prêt à taux zéro, les primes eco energie et le crédit d’impôt à l’équipement ont favorisé l’installation des panneaux photovoltaïques pour les ballons d’eau chaude. Les espaces sollicités par les fermes solaires ne doivent en aucun cas compromettre aux espaces agricoles. De ce fait, EDF a rétracté l’élaboration d’une ferme de 5 MW qui a été prévu dans la région.

En forte augmentation en 2012, cette contribution énergétique évite à la région d’avoir des grandes pannes d’électricité lors des éventuels imprévus climatiques. Il s’agit d’un excellent moyen de faire des économies d’énergie. Des projets de recherche Maia sont mis en service sur l’île de Marie-Galante pour procurer de l’électricité au quotidien une distillerie. François Monroux, responsable de la zone Antilles d'Akuo Energy a promis que «dans une deuxième étape, nous proposerons aux opérateurs d'éolienne de rejoindre Maia».

Des énergies renouvelables adaptées aux intempéries

Des améliorations seront faites pour remplacer 25 éoliennes par 9 plus performantes. Ces dernières seront plus adaptées à la menace cyclonique. De même à Saint-François, en Guadeloupe que la société Quadran encadre en mettant un parc de 20 éoliennes produisant une puissance de 4.4 MW. Des techniques adéquates seront mises en place et étudiés dans le cas de Saint-Rose.

La canne à sucre, un autre moyen defaire des économies d'énergie

Une solution très avantageuse aussi, la plantation de canne à sucre qui a un potentiel énergétique intéressant. Jean-Louis Chopart, chercheur au Cirad, centre de recherche agronomique donne son avis en affirmant «La canne à sucre est 2 à 3 fois supérieur au bois, et cela, en termes de rendement. Après des tests en plein champ, 4 variétés sont qualifiées dont 3 importées de la Barbade.» la transition énergétique de la Guadeloupe se procède par ces solutions. L’autonomie en énergie d’Outre-mer est largement suffisante pour 2030.


Source : Vos économies d'énergie.fr