La rénovation énergétique du tertiaire permettrait de faire 50 % d'économies d'énergie

Le Grenelle de l’Environnement prévoit de faire 38 % d’économies d’énergie dans les bâtiments du tertiaire d’ici 2020. L’Ademe a réalisé une étude afin de cibler les bâtiments prioritaires à la rénovation énergétique.

Cartographie énergétique de l’Ademe

L’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (Ademe), en collaboration avec le cabinet d’études Sinteo, a mené une étude cartographique sur la performance énergétique des bâtiments du tertiaire en Ile-de-France. Ce sont plus d’une trentaine de bâtiments de « La Française real estate managers » qui ont été audités.

Deux conclusions ressortent de cette cartographie énergétique. Tout d’abord, les performances énergétiques des bâtiments ont progressé. Cependant, les comportements visant à faire des économies d’énergie ne se sont pas améliorés depuis trente ans.

Quels bâtiments du tertiaire requièrent des travaux d’économies d’énergie ?

Les bâtiments devant subir le plus rapidement possible des travaux d’économies d’énergie sont les immeubles haussmanniens, ainsi que les bureaux des années 60 et 70. Pour ces derniers, ils seraient possibles de faire jusqu’à 50 % d’économies d’énergie. Les travaux d’économies d‘énergie pour ces bâtiments seraient notamment des travaux sur la structure du bâtiment : l’isolation des murs et l’isolation de la toiture, l’installation d’un système de chauffage écologique et d’une ventilation-climatisation propre.

A noter, en ce qui concerne l’enveloppe des bâtiments du tertiaire, la performance énergétique s’est améliorée de 35 % depuis les années 70. A l’origine de cette amélioration, ce sont les réglementations thermiques successives de 1976, de 1988, de 2000 et de 2005. La RT 2012 devrait permettre de faire de nouvelles économies d’énergie, dans le tertiaire comme dans les bâtiments résidentiels.

L’Ademe précise dans son étude que « L'impact financier de la mise en conformité n'est pas insurmontable ».

Une surconsommation énergétique dans les nouveaux bâtiments du tertiaire

Cependant, les nouveaux bâtiments sont encore loin de la perfection au niveau de la performance énergétique. En effet, ils entraînent une consommation énergétique qui n’est pas liée à la structure des bâtiments. En effet, l’étude compare la consommation intrinsèque liée à l’enveloppe du bâtiment, et la consommation réelle du bâtiment, liée à la consommation énergétique des personnes et à l’exploitation du bâtiment. Ainsi, pour les bâtiments des années 60-70, 40 % de la consommation énergétique totale vient de la consommation énergétique des occupants. Pour les bâtiments plus récents, cette consommation équivaut à 50%. Les bâtiments sont donc à l’origine de surconsommation.

Les bâtiments des années 2000 peuvent encore faire des économies d’énergie de l’ordre de 15 à 30 %.

Les gestes écologiques simples pour faire des économies d’énergie dans le tertiaire

Les comportements quotidiens regorgent d’économies d’énergie potentielles. Par exemple, l’Ademe souligne qu’appeler un ascenseur revient à allumer 600 ampoules. Ainsi, lorsqu’il s’agit de se rendre au premier étage, il est préférable de prendre les escaliers. L’éclairage est également une source potentielle d’économies d’énergie.

Pour faire des économies d’énergie, l’Ademe préconise une concertation de tous les acteurs du tertiaire – occupants, propriétaires et exploitant énergétique.


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