Le Green Deal, ou quand le Royaume Uni essaye de promouvoir les économies d'énergie

Le débat national sur la transition énergétique en France s’est clos et le Royaume-Uni prévoit de faire de grands changements. Pour rappel, ils ont adopté une loi sur l'énergie en 2011 et ont lancé le « green deal » vers le troisième trimestre 2012, une initiative qui a pour objectif de rénover thermiquement les logements grâce à un système de tiers financement. Six mois après son lancement, les premiers résultats se font encore attendre.

L’objectif annoncé pour les économies d'énergie

En 2011, le Royaume-Uni avait adopté l’« Energy act 2011 », un projet qui avait pour objectif de réaliser une transition énergétique. Le Green Deal, issu de ce projet, avait pour rôle d’inciter les particuliers et les entreprises britanniques à réaliser des travaux d’efficacité énergétique. En effet, le pays possède l’un des parcs immobiliers les plus anciens et les plus mal isolés d’Europe, ce qui représente un coût allant entre 2 et 3 milliards de livres par an. Le gouvernement ambitionne également de rénover 14 millions de logements d’ici 2020 et 25 millions d’ici 2030. Le projet devrait aussi faire profiter de ses avantages aux 2 millions de PME et de locaux commerciaux.

Un plan d’action visant à développer les économies d'énergie

Le candidat, qu’il soit un particulier ou une entreprise, devra faire la demande d’un « Green deal assessor ». Cet expert va ensuite évaluer les travaux qu’il faudra réaliser et va chiffrer les économies d’énergies que cela rapporte. À noter que les types de travaux reçus se rapportent à l’isolation des murs, à la pose de panneaux photovoltaïques, au double vitrage ou encore au remplacement de chaudière. À l’issue du diagnostic, il pourra attribuer un certificat de performance énergétique au candidat qui permettra de créer le « Green deal plan ». Une fois que le particulier est d’accord, il choisit un « Green deal provider » qui va établir un devis des travaux ainsi qu’un plan de financement. Il ne reste plus qu’à faire réaliser les travaux par le « Green deal installer ».

Pour être éligible au projet, il faudra que le candidat remplisse quelques conditions. Les éléments qui serviront aux travaux devront être labellisés « Green deal » et les travaux doivent respecter les normes avancées et ne pas excéder le montant total des économies d’énergies réalisées.

Qu’en est-il du financement des travaux de rénovation?

Le fonctionnement du « Green deal » se base sur le principe du « tiers payeur », qui devra être neutre pour l’occupant du logement. L’argent nécessaire à la réalisation des travaux est proposé par des intermédiaires liées au « Green deal finance company », un consortium qui se compose de plusieurs grands distributeurs et organismes bancaires tels que HSBC ou Goldman Sachs. Pour arriver à activer le dispositif, ce dernier devra être alimenté par le Green investment Bank. Ce n’est qu’ensuite que l’occupant du logement où ont été effectués les travaux d'économies d'énergie pourra rembourser les frais. À noter que sa facture d’électricité s’en verra baissée, ce qui lui permettra de rembourser progressivement ses dettes.

Vu que c’est l’occupant du logement qui va rembourser les frais de travaux et non la personne qui a souscrit le Green Deal, « cela permet de sécuriser le recouvrement des prêts et c’est plus simple en cas de changement de propriétaire ou de locataire ». Par ailleurs, le dispositif n’alourdit pas les finances publiques et permet des économies d'énergie. Nicolas Chung, chef de projets investissements de CDC Climat, a notamment déclaré que « Le gouvernement a apporté 20 millions de livres de quasi-fonds propres, ce qui est relativement modeste ».

Les résultats ne sont pas à la hauteur des espérance en termes d'économies d'énergie réalisées

Malgré les campagnes de promotion du plan d’action et des travaux d'économies d'énergie, les résultats notés sur les 6 premiers mois de fonctionnement du projet restent assez faibles. D’après les chiffres avancés par le Department of Energy and Climate change (DECC), publiées le 16 juin 2013, 38 259 « green deal assessments » ont été réalisés uniquement à la demande de propriétaires occupants ; 245 « green deal plans » ont été actés et seulement 4 chantiers sont en cours et aucun d’entre eux n’a été achevé.


Source : Vos économies d'énergie.fr