Les économies d'énergie sont une des clefs pour réduire les charges des copropriétés

La hausse des charges de copropriétés est à attribuer à la hausse du cout des énergies ou encore aux exigences de confort accrues. D’ailleurs, certaines postes sont à surveiller de près.

Faire des économies d'énergie pour lutter contre la hausse des charges

Vers la fin de l’année 2012, l'Union nationale des associations de responsables de copropriété (Unarc) a partagé les résultats d’une étude qu’ils ont menée, les conclusions ont d’ailleurs démontré que les charges ont enregistré une hausse de 5 % entre 2010 et 2011, soit 14 % sur trois ans. Les experts de l'Urnac ont d’ailleurs déclaré : « C'est beaucoup trop quand on compare, par exemple, l'évolution de l'inflation qui est de moins de 5 % sur la même période ».

Les charges varient selon la situation de l’immeuble et ses équipements. Elles coûtent en moyenne 43,7 euros/m2/an. À Paris, ce coût atteint 48,4 euros/m2/an et en province 37,5 euros/m2/an. Toutefois, cette hausse flagrante n’est pas une fatalité et la tendance peut être facilement inversée. Cette réduction passe notament par la rénovation énergétique des locaux.

Surveillance du poste chauffage et eau chaude.

Il convient de rappeler que l’eau chaude et le chauffage sont les postes qui consomment le plus. En effet, l’Unarc a avancé qu’ils représentent plus de 14,1 euros/m2/an. Ainsi, il parait intéressant de faire par tous les moyens des économies d'énergie. La solution la plus rapide et la plus efficiente serait d’alerter les copropriétaires sur leurs comportements énergivores. En effet, le chauffage d’un appartement de plus d’un degré par rapport à la norme équivaut à 7 % de consommation en plus, voire plus dans certains immeubles.

Par ailleurs, d’autres petites techniques peuvent aider à abaisser la facture comme le fait de baisser la température de 2 à 3 degrés la nuit. En effet, cela permet de générer des économies d'énergie supplémentaires allant de 6 % à 7 %. Enfin, une vérification du rendement de la chaudière est conseillée si la facture du chauffage grimpe de manière inhabituelle. D’après l’Unarc, une chaudière réglée selon les normes génère plus de 10 % d'économies.

Surveiller la consommation d’eau

L'eau froide rentre également dans les charges, car elle représente 4,8 euros/m3/an d’après l’Unarc. Pour pouvoir générer des économies sur ce poste, il est conseillé de vérifier les fuites d’eau. Pour le conseil syndical, ce système revient à éplucher régulièrement les factures.

La consommation d’une famille de quatre personnes habitant dans un appartement revient à 120 m3 d'eau par an, dont un tiers d'eau chaude. Les parties communes quant à elles représentent 5 % du total des dépenses d'eau (hors espaces verts). Pour éviter les fuites et autres gaspillages, il est conseillé de mettre en place des compteurs individuels.

Surveiller le poste électricité et privilégier les énergies renouvelables

Dans un immeuble collectif, les couloirs, paliers, caves, parkings, halls d’entrée, ascenseurs, ventilations et vidéosurveillances consomment tous de l’électricité et pas des moindres. Passer aux énergies renouvelables pour ces postes permet déja de diminuer la note.

Selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), c’est l'éclairage des parkings qui consomme le plus, car il représente 26 % de la facture, suivi de la ventilation avec 22 %, de l'éclairage des circulations avec 12 % et des ascenseurs qui représentent 8 % de la consommation. Ces postes devront alors être surveillés au mieux. Et pour abaisser la facture, il est possible de recourir à quelques techniques simples comme l’installation d’interrupteurs dotés de minuteries ou encore des détecteurs de présence.


Source : Vos économies d'énergie.fr