Les énergies renouvelables influent sur la facture d'électricité

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) prévoit une hausse de la facture moyenne d'électricité des ménages français de 30 % d'ici à 2017. Cette estimation se base sur une nette augmentation des contributions pour le développement des énergies renouvelables.

Une hausse conséquente liée aux énergies renouvelables

Dans un rapport publié le lundi 18 février dernier, l'instance régulatrice a tenu à préciser que la hausse de la contribution au service public de l'électricité (CSPE) comptera pour plus d'un tiers de l'augmentation dans les quatre années à venir. À cet effet, les « tarifs bleus », concernant les ménages et les petits professionnels seront les premiers à être touchés. Par ailleurs, la CRE a ajoutée que les industriels et les entreprises verraient des hausses de prix moins important, notamment des projections de 16 % pour les clients au « tarif vert » et de 23,7 % pour les clients au « tarif jaune ».

Après que les résultats d'EDF aient été publiés, son PDG, Henri Proglio, avait plaidé pour une « évolution raisonnable et raisonnée dans les années à venir ». D’ailleurs, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) vient de confirmer dans son dernier communiqué qu’une progression de 30 % à l'horizon de 2017 est à prévoir. On parle alors d’envolée des prix et non de simple hausse.

Il convient de rappeler qu’au début de l’année dernière, Philippe de Ladoucette, le président du régulateur avait déclaré que les tarifs d'EDF pourraient connaitre une hausse de 30 % jusqu’en 2016. Si les consommateurs se sont habitués à des hausses qui varient entre 1 et 3 % par an, appliqués le plus souvent au mois d'août, dans les années à venir, ils devront compter avec une facture plus onéreuse. C'est vraiment l'heure de réaliser des économies d'énergie

Des dépenses rationalisées et des économies d'énergie nécessaires

Dans le rapport qui vient d’être officialisé lundi, le régulateur souligne que la contribution au service public de l'électricité (CSPE) devrait peser plus d'un tiers dans l'évolution de la facture d'ici à 2017. Pour rappel, la contribution a été créée vers l’an 2000 dans le but de financer les surcoûts liés au développement des énergies renouvelables, mais également pour la répartition tarifaire qui devrait permettre au consommateur de payer les factures d'électricité au même prix, quelle que soit son implantation géographique. Vu qu’il s’agit du prix de rachat des énergies vertes, EDF n’a cessé de plaider pour que l’assiette de la CSPE intègre les industries pétrolières et gazières.

Dans les projections de la CRE, la hausse des tarifs d'acheminement de l'électricité participe également à la hausse de la facture. De son côté, la Cour des comptes a évoqué dans son rapport annuel que les investissements liés au réseau de distribution d'électricité s'élèvent à environ 4 milliards d'euros par an, dont 3 milliards à la charge d'EDF. Avant d'augmenter les ressources, la Cour préconise que les dépenses soient davantage rationalisées.

La fin de vie des centrales et la préparation de la transition énergétique

La loi votée en 2010 relatives à la nouvelle organisation du marché de l'électricité prévoit une vente de la production des centrales d’EDF au prix de 42 euros le mégawattheure (MWh). Toutefois, il insiste sur le fait que la Cour des comptes, dans son rapport consacré en 2012 à la filière électronucléaire, prévoyait le MWh à 49,50 euros. Ainsi, l’électricien plaide pour que les tarifs incluent bon nombre de charges liées à la fin de vie des centrales. Tous ces éléments devraient participer à l’envolée des prix de l'électricité dans les cinq ans à venir.

En cette période de transition énergétique, le passage aux énergies vertes, surtout les panneaux photovoltaïques et l'énergie éolienne vont être un enjeux majeur pour le futur.


Source : Vos économies d'énergie.fr