Un logement social à énergie positive inauguré à Paris : une grande avancée pour les économies d'énergie

Le 25 février dernier, un HLM du 7 rue Guénot, dans le 11e arrondissement de Paris, est devenu le premier bâtiment de logements sociaux à énergie positive dans Paris. Ce premier projet est un pas de géant signé par les acteurs du secteur social dans l’objectif d’arriver vers une meilleure responsabilité environnementale.

Un logement social à énergie positive : une vraie avancée grâce aux énergies renouvelables

Le premier logement social à énergie positive de Paris a été imaginé par l’agence d’architectes Baudouin Bergeron pour la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP). Situé au 7 rue Guénot, dans le 11e arrondissement, le bâtiment compte 17 logements sur 5 étages établis sur 1033 mètres carrés habitables, pour une surface hors œuvre nette de 1453 mètres carrés.

Ce projet faramineux a couté la bagatelle de 3,1 millions d’euros hors taxes. Toutefois, Ouerdia Haddad, chargée de l’opération pour la RIVP, estime que ce coût « est du même niveau que pour nos constructions habituelles. C’est une bonne surprise, on prévoyait au départ un coût plus élevé de 20 %. » Par ailleurs, la responsable a insisté sur le fait que la RIVP qui réalise actuellement environ 1500 logements neufs par an à Paris « va démultiplier ce type de bâtiments ».

Le 7 rue Guénot est à énergie positive, ce qui implique qu’il devrait produire plus d’énergie qu’il n’en consomme. Enfin, c’est ce que prévoient les calculs du cabinet d’études thermiques Pouget Consultants, qui a travaillé en étroite collaboration avec les architectes sur ce projet. Le bâtiment veut alors réaliser des économies d'énergie surtout en ce qui concerne l’éclairage, les postes chauffage, l’eau chaude sanitaire et les auxiliaires (ventilation...). Les consommations d’usage (électroménager...) pour leur part, ne sont pas prises en compte vu qu’ils représentent tout de même la moitié de la consommation totale d’énergie d’un bâtiment performant.

127 mètres carrés de panneaux photovoltaïques

L’énergie du bâtiment en question est alimentée par plus de 127 mètres carrés de panneaux photovoltaïques installés sur le toit. Ces panneaux affichent une puissance de plus de 21 kWc (kWcrête) et devraient produire plus de 33,1 kWh d’énergies renouvelables chaque année, et ce, par mètre carré. La consommation de l’immeuble quant à lui représente près de 32,6 KWh/m2. Cette basse consommation est appuyée par le préchauffage de l’eau chaude sanitaire par les 35 mètres carrés de capteurs solaires thermiques installés, mais également par la récupération de la chaleur des « eaux grises » de la salle de bain et des machines à laver.

L’architecte Hélène Bergeron a avancé que le faible niveau de production d’énergie sur l’immeuble est le fruit d’une « réduction au maximum des consommations en misant sur la performance thermique du bâtiment ». Chaque détail a été revu à la loupe, ainsi, les ouvertures sont équipées de fenêtres à triple vitrage. Cet impératif a conduit l’agence à opter pour un design plus compact comparé au « L ». Ce qui fait qu’au final, l’immeuble présente une forme rectangulaire d’une épaisseur inhabituellement élevée de 14 à 16 mètres. Pour éclairer et aérer ce design sophistiqué, les architectes ont choisi de rassembler l’ascenseur et l’escalier dans un grand volume recouvert d’une verrière. Les parois en pavés de terre installées permettent de transmettre la lumière aux salles de bains et aux paliers des logements.

Au vu de cette petite innovation, l’on se dit que les projets architecturaux qui prennent en compte l’impact environnemental sont de plus en plus nombreux. Cela s’explique notamment par la mise en place de labels (Bepos, bâtiments à énergie positive), de notes attribuées à la consommation énergétique d'un bâtiment, mais également par une promesse de réduction de consommation d'énergies.


Source : Vos économies d'énergie.fr