3 mesures pour sauver la filière photovoltaïque française

David Haïun, le président de "Groupe Solaire de France", vient de lancer un appel à la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, Ségolène Royal dans une lettre ouverte, concernant l’avenir du photovoltaïque français. Le but est de lui redonner un nouveau souffle grâce à trois mesures.

La transition énergétique et des emplois menacés

Pour la bonne continuité de la transition énergétique, il est impératif que les panneaux photovoltaïque regagnent la confiance des français au plus vite. David Haïun, le président de "Groupe Solaire de France", a l’intime conviction qu’il n’est pas trop tard pour changer les choses. Récemment, il a lancé un appel à l’aide aux principaux acteurs concernés, notamment à la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, Ségolène Royal. Pour lui plus de 600 emplois sont directement menacés par la crise par laquelle passe actuellement le photovoltaïque français. Pour rappel, la Cour des comptes a annoncé que le secteur du photovoltaïque français avait déjà connu une baisse élevée 2010, avec 17.980 pertes d’emplois, ce chiffre a augmenté en 2012 pour passer à 31.550, soit près de 43 % d’emplois perdus.

Les aides au financement en chute libre

La crise économique par laquelle passe le secteur du photovoltaïque a eu des effets désastreux, tant du côté de la production que des emplois, qui sont de plus en plus rares. David Haïun confirme notamment l’hypothèse selon laquelle cette crise serait à attribuer aux géants de l’énergie fossile qui n’ont cesse de leur mettre des bâtons dans les roues. A titre d'exemple, le tarif de raccordement, défini par EDF, a quintuplé en quatre ans, passant de 500 euros à plus de 2500 euros alors que les prestations sont plus ou moins identiques. Ce genre de pratique à d'ailleurs entrainé la condamnation d'EDF pour abus de position dominante sur le marché du photovoltaïque.

David Haïun propose trois mesures à Ségolène Royal pour sauver la filière photovoltaïque. En premier lieu, il serait intéressant d’installer des compteurs photovoltaïques pour améliorer le processus d'installation et s'affranchir d'EDF. Il faudrait ensuite réintégrer le photovoltaïque au Crédit d'Impôt Développement durable (CIDD) de manière à ce que l'énergie photovoltaïque puisse de nouveau profiter des mêmes avantages que les autres énergies renouvelables lors des travaux de rénovation thermique. En dernier lieu, il est intéressant de geler le tarif de rachat solaire sur un an afin que la filière puisse profiter d’une meilleure stabilité. Pour rappel, le tarif de rachat de l'électricité solaire est passé de 46 euros/kWh en 2010 à 29 euros/kWh fin 2013, ce qui représente une baisse de 37 % sur une période de trois ans.

L’idée est de sauver la filiale photovoltaïque, de sauver des emplois du secteur et d'accélérer la transition énergétique. David Haïun, le président de Groupe Solaire de France estime que pour que la transition énergétique soit efficace, il faut que le photovoltaïque en fasse partie.


Source : Vos économies d'énergie