Baisse de l'influence des énergies renouvelables sur la production d'énergie en 2012

En 2012, on a remarqué que la consommation électrique française brute avait atteint 489,5 térawattheures (TWh), ce qui fait qu’elle a subi une hausse de plus de 2,1 % par rapport à 201.

Les économies d'énergie ne font pas la consommation d'électricité

La hausse de la consommation électrique française a soulevé de nombreuses questions. En effet, selon le bilan électrique de Réseau de transport d'électricité (RTE), rendu public le 22 janvier dernier, la hausse est à attribuer à une année froide en plus d’être bissextile. Corrigée de ces effets, la consommation française annuelle d'énergie électrique s’est stabilisée autour d'une valeur de 480 TWh par an, bien évidemment hors variations spécifiques du secteur énergie. La consommation de la grande industrie a enregistré une baisse évidente allant à un rythme de 4 % par an. La consommation d’énergie des PMI/PME quant à elle, a connu une baisse plus mesurée, de l'ordre de 1 %. Par contre, la consommation des particuliers et professionnels a continué sa hausse, atteignant ainsi les 2,4 % par an. Cette hausse est à attribuer à la croissance du nombre de ménages, mais également au développement de nouveaux usages (informatique, télécommunications). Et malgré un ralentissement récent dû à la mise en œuvre progressive de la nouvelle réglementation thermique (RT 2012), l’on enregistre encore un développement du chauffage électrique malgré l'existence de nombreuses alternatives utilisant les énergies renouvelables.

RTE a également tenu à souligner : « A l’ occasion de la vague de froid exceptionnelle de février – parmi les trois plus sévères des trente dernières années – la pointe de consommation a atteint 102.100 MW le 8 février à 19 h. L'écart entre la pointe et les plus basses consommations, en creux de nuit d'été, n'a jamais été aussi élevé ». Le bilan 2012 avance également une baisse de la consommation d’énergie, notamment dans le nord-est de la France, hormis la Champagne-Ardenne. En effet, depuis 2009, la crise de l'industrie a entrainé de graves conséquences. Les seules régions qui n’ont pas vu leur consommation baisser à la suite de la crise de 2009 sont la Basse-Normandie, l'Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte d'Azur.

La production d'électricité en France : baisse de la part des énergies renouvelables

En 2012, la production d'électricité en France a atteint les 541,4 TWh. L’on a pu en déduire que la production a vu une baisse de 0,3 % par rapport à 2011. Représentant plus de 29,5 millions de tonnes de CO2, la production d’électricité est à attribuer aux 128.680 MW de puissance installée.

Les énergies renouvelables, quant à elles, ont représenté 16,4 % de la production totale d'électricité l’an dernier. Une baisse évidente si l’on rappelle qu’en 2011, leur contribution était inférieure à 13 %. C’est notamment la valeur la plus élevée qui a été enregistrée ces cinq dernières années. Cette hausse est due en grande partie à l’élargissement du parc de production, mais surtout à une hausse de la production d'hydroélectricité (+27 %) par rapport en 2011.

La capacité éolienne est de 7.400 MW et sa production a vu une hausse de plus de 14,9 TWh, soit environ 3 % de la production totale. Les panneaux photovoltaïques ont, quant à eux, une puissance de 3.500 MW avec une production atteignant les 4 TWh. En 2012, la part du nucléaire était de 74,8 %. Avec la disponibilité du parc plus réduite pendant l'été, la production a enregistré une baisse de 3,8 % par rapport à 2011. La part thermique quant à elle est de 8,8 %. Enfin, le prix du charbon a pris des parts de marché (+35 %) au détriment du gaz (-23,7 %) et du fioul (-13,2 %).


Source : Vos économies d'énergie.fr