L'énergie houlomotrice va permettre de réaliser des grandes économies d'énergie

Le projet Oyster d’Aquamarine Power souhaite exploiter les vents faisant produisant de l'énergie éoliennes et profiter des avantages de la houle engendrée pour produire une électricité verte. Pour ce projet ambitieux, Aquamarine Power prévoit d’installer une centrale hydroélectrique sur la terre. L’installation mécanique sera quant à elle, installée dans les profondeurs de l’eau.

Exploiter les ressources naturelles pour réaliser des économies d'énergie

Ces dernières années, la tendance est à l’utilisation de ressources naturelles et d'énergies renouvelables pour la production d’électricité. Si les panneaux photovoltaïques tirent leurs énergies du soleil pour produire de l’électricité, une éolienne quant à elle, tire sa force du vent. De nouveaux systèmes viennent s’ajouter à ces solutions, à savoir la houle. À noter que la houle est un mouvement oscillatoire, crée à la surface de l’eau. Sous certaines conditions climatiques, les vents du large transmettent de l’énergie aux masses d’eau, ce qui crée des mouvements ondulatoires. Ce phénomène est intéressant dans la mesure où il peut se propager sur de grandes distances sans perdre de l’énergie. D’après l’Agence internationale de l'énergie (AIE), cette ressource devrait promettre un potentiel énergétique mondial allant entre 8.000 et 80.000 TWh/an, ce qui devrait aisément combler la demande énergétique mondiale.

En France, la puissance émise par les vagues de l’Atlantique est de 45 kW par mètre de ligne de côte. D’après les calculs de l’Ifremer, l’énergie houlomotrice transmise à la capitale devrait atteindre les 417 TWh/an. Les Britanniques ont également eu vent des avantages que promet ce potentiel et ont choisi à cet effet de mettre en place une installation performante.

Exploiter les vagues pour générer des énergies renouvelables

C’est le groupe anglais Aquamarine Power qui a mis en place Oyster, un dispositif qui présente deux installations, une sur terre et une immergée à près de 10 à 15 m au fond de la mer à environ 500 m au large des côtes. Le choix de la localisation n’est pas un hasard parce qu’elle promet une meilleure récolte d'énergies renouvelables. De plus, le dispositif est protégé des grandes tempêtes qui peuvent survenir. Dans sa partie immergée, l’Oyster se compose d’un volet mobile fixé à une base verticale. L’extrémité dépasse la surface de quelques mètres et se déplace d’avant en arrière. Ce mouvement a pour effet d’actionner des pistons qui compriment l’eau douce dans un circuit fermé. L’eau retenue est ensuite renvoyée sur la terre ferme via des conduits et alimente la centrale hydraulique avant d’être renvoyée dans le volet mobile.

Peu d’impact visuel, moins d’émissions de CO2 et des économies d'énergie

Vu que le projet n’a été remarqué que récemment, il est encore difficile de tabler sur son impact environnemental. Cependant, le projet assure déjà un impact visuel limité et une faible émission de CO2. Par ailleurs, les structures immergées ne représentent pas de danger pour l’environnement, car elles ne se déplacent pas à grandes vitesses.

L’exploitation des vagues pour produire de l’électricité devrait connaitre un grand essor. Vu le fort potentiel disponible, le développement des technologies requises devrait donner lieu à des productions industrielles. D’ailleurs, c’est dans cette voie qu’a été créé le projet d’Aquamarine Power. Enfin, il serait judicieux de penser que la filière houlomotrice s’annonce comme une alternative intéressante permettant d’intégrer les énergies renouvelables dans le mix énergétique. En effet, l’injection de son électricité dans les réseaux est nettement plus facile à gérer par rapport à l’éolien ou aux panneaux photovoltaïques, car sa production peut être mesurée des jours à l’avance grâce à des modèles informatiques.


Source : Vos économies d'énergie.fr