L'hydrolienne, la dernière des énergies renouvelables, s'installe à Bordeaux

L’hydrolienne est une nouvelle technologie permettant de produire de l'électricité grâce à la force des courants marins. Elle fonctionne sur le principe de l’éolienne, mais sous-marine. Sous peu, la France se mettra aussi à exploiter cette nouvelle source d’énergies renouvelables. Bordeaux a été choisi pour être le site d’essais, et dont les premiers tests seront prévus pour 2014.

Un premier test d'hydrolienne dans la capitale aquitaine

Avec le projet SEENEOH (Site Expérimental Estuarien National pour l’Essai et l’Optimisation d’Hydrolienne), Bordeaux a été choisi comme le site d’expérimentation de ce projet d’envergure vraiment importante. D’après les études dirigées par Marc Lafosse, président d'Énergie de la Lune, cabinet d'ingénierie en énergies marines à Bordeaux, la capitale girondine possède les atouts et les caractéristiques nécessaires pour pouvoir exploiter cette nouvelle forme d'énergies renouvelables et d’installer donc de l'hydrolienne. En effet, le pont de pierre avec ses 15 arches marines, sur la Garonne, à Bordeaux favorise de fortes accélérations de courant. Selon toujours les études faites par les experts, le site du test pourra accueillir en même temps trois hydroliennes.

État des lieux du projet d'énergies renouvelables

Le premier site d’essais français sera inauguré fin 2013 et prendra place aux pieds du pont de Pierre à Bordeaux. Une fois installés, ces appareils gigantesques resteront sur place pendant une durée de six mois à un an. D’après les techniciens, cette durée est imposée afin de pouvoir bien étudier leur comportement. Cela aussi est nécessaire pour apprécier tous les impacts sur l’environnement fluvial. En effet, avec ses pales de 5 mètres de diamètre et sa puissance de 250 kilowatts, une observation minutieuse sera de mise pour voir si cela n’a pas d’effets négatifs sur la vie des poissons et d’autres êtres vivants dans le fleuve.

Une fois que les machines seront en marche, les hydroliennes fluviales pourront alimenter 20% de l’éclairage public avec une puissance de 1,2 mégawatt. La France songe déjà ainsi à devenir leader sur le marché des Énergies Marines Renouvelables (EMR), qui consiste à produire de l’électricité à partir des ressources de la mer. L’enjeu de ce projet est vraiment d’une grandeur impressionnante. En effet, jusqu’à l’heure actuelle, en matière d’exploitation d’énergies marines, il est le seul projet de cette ampleur dans le monde. D’ici 2020, plus de 40.000 emplois seront créés avec l’implantation de ce site d’exploitation d’énergie. À noter que les grandes firmes d’exploitation d’énergies renouvelables tel le géant canadien Instream, Hydrotube-Energie de Bordeaux et l'Isérois HydroQuest sont ceux qui sont les premières à s’intéresser à ce projet de taille. Au total il existe six techniques : l’éolien offshore, l’hydrolienne, l’houlomoteur, l’osmotique, E.T.M et la marémotrice vont être déployées. Ceci, afin d’atteindre cet objectif, déclaré le mois dernier par Delphine Batho ministre du Développement durable le gouvernement soutient ces différentes technologies, excepté le marémoteur.

Le budget destiné pour ce projet d’envergure est estimé à 2 millions d’euros. La part de la ville, du département, de la région ainsi que de la communauté urbaine dans ce financement est de 14 %. Les investisseurs privés y contribuent aussi avec 36 %. C’est l’état qui apporte la plus grande part avec 50 % du financement. Au total, 113 millions d’euros seront investis dans les EMR d’ici 2020. Actuellement, d’autres sites comme Bretagne et DOM-TOM sont en cours d’études.


Source : Vos économies d'énergie.fr