L'hydrolienne, une des énergies renouvelables maritimes encore peu exploité en France

L’industrie française a grandement besoin d’être redynamisée. À cet effet, 34 plans ont été avancés, portant pour la plupart sur les énergies renouvelables. L’énergie hydrolienne représente à elle seule un potentiel énorme dans cette entreprise, c’est d’ailleurs ce qu’à tenu à rappeler Frédéric Le Lidec du groupe DCNS lors de l’exposition « Nouvelle France industrielle ».

L'énergie hydrolienne a sa place parmi les énergies renouvelables

Le potentiel mondial des hydroliennes est compris entre 50 et 100 GW. En Europe, le Royaume-Uni tient la première place des pays qui développent cet aspect des énergies renouvelables suivie de la France qui affiche une production allant de 15 et 35 TWh/an. D’ailleurs, elle dispose de nombreux sites exploitables qui assurent la production de plus de 20 % des ressources utilisées dont un à Bréhat dans les Côtes-d'Armor, un à Barfleur dans le Cotentin, un dans le Raz-Blanchard près de Cherbourg et un dernier dans le Finistère.

Pour pouvoir s’approprier OpenHydro, une entreprise irlandaise se spécialisant dans le développement de turbine hyper puissante, DCNS a investi près de 140 M€. L’entreprise irlandaise se penche actuellement dans la création de la turbine la plus performante du secteur qui permettrait de proposer une énergie à un prix bas. Par ailleurs, l’entreprise a signé des accords de partenariats avec des électriciens de premier plan dans l’objectif de mettre en avant les sites à forts courants marins. Ainsi, divers essais ont été réalisés dans certaines régions d’Europe et en Amérique du Nord pour constater les performances des turbines.

OpenHydro travaille également avec les fournisseurs d’énergies à l’instar d’EDF sur le site de Paimpol-Bréhat, en Bretagne et de SSE sur le site de Pentland Firth, en Écosse. L’entreprise prévoit prochainement d’installer une ferme pilote dans le raz-Blanchard. Cette dernière devrait être reliée au réseau électrique d’ici à 2016 et devrait commencer à produire de l’énergie d’ici 2018. Vu que les turbines hydroliennes doivent être assemblées et entretenues dans les environs des zones d’exploitation, des sites industriels devraient voir le jour dans les régions où les fermes d’hydroliennes seront installées. Ces développements devraient générer des emplois pour les secteurs d’activités concernés, notamment pour Cherbourg, qui est au cœur de l’industrie hydrolienne française.

Un tarif d’achat insuffisant pour les énergies renouvelables

Les turbines hydroliennes restent assez chères vu que les technologies utilisées pour leur fabrication requièrent toujours quelques rectifications. Certes des progrès ont été enregistrés, mais restent toujours insuffisants si l’on espère améliorer la filière, optimiser son organisation industrielle et faire des économies d’échelle.

D’ici 2020, on table sur un coût de production de 150 €/MWh pour l’ et l’énergie éolienne. En France, l’arrêté tarifaire du 1er mars 2007 qui fixe les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations ayant recours à l'énergie hydraulique des lacs, cours d'eau et mers annonce un tarif d’achat de 163 €/MWh pendant 20 ans pour les énergies renouvelables marines telles que l’hydrolien, les systèmes houlomoteurs, et les systèmes marémoteurs. À ce jour, ce tarif est toujours insuffisant et ne permettrait pas de couvrir les frais occasionnés par l’installation d’une ferme pilote. En effet, la création d’une ferme impliquerait des travaux de raccordement électrique et des coûts de fabrication plus élevés comparés à une fabrication en série. Pour pallier les problèmes de coûts, les industriels ont alors proposé de mettre en place une nouvelle catégorie d’installation, les « fermes expérimentales » qui devraient utiliser des énergies rénouvelables marines, donc induire de nouveaux tarifs plus abordables.


Source : Vos économies d'énergie.Fr