L'installation de nouveaux parcs d'éoliennes en mer

La construction de deux parcs qui va comprendre plus de 80 à 100 éoliennes chacun devrait débuter et être inaugurée vers l’horizon 2021. Il convient de noter qu’ils seront construits dans la Manche et dans l'océan Atlantique.

Un gros challenge pour les économies d'énergie

Mardi dernier, Delphine Batho, la ministre de l'Écologie, a déclenché le processus qui va permettre la construction de deux nouveaux parcs éoliens au large du Tréport (Seine-Maritime) et de Noirmoutier (Vendée). Cette mesure a été attendue depuis des mois et intervient au moment ou le gouvernement s'attaque au problème de la transition énergétique et essaye de relancer le secteur des énergies renouvelables. À noter que la déclaration a été faite devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Les deux parcs promettent une puissance totale de 1 000 mégawatts et devraient comprendre 80 à 100 éoliennes chacun sur des zones de plusieurs dizaines de kilomètres carrés dans la Manche et l'océan Atlantique. Selon le ministère, ce projet ne devrait commencer que vers 2021-2023 et viendra compléter les quatre parcs ( Courseulles (Calvados), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Fécamp (Seine-Maritime) et Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor)) dont le marché a été remporté par EDF-Alstom et Iberdrola-Areva en 2012. À noter que ces constructions devraient débuter entre 2016 et 2020.

Les candidats devront remettre leurs offres à la Commission de régulation de l'énergie (CRE) entre mars et septembre. Selon le calendrier présenté mardi, les lauréats seront dévoilés en janvier 2014. Avancé comme un deuxième appel d'offres par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ce projet est cependant annoncé comme un « premier appel d'offres bis » par les industriels, qui attendent impatiemment qu’il y ait une troisième vague.

L'éolien français : en chemin pour atteindre son objectif en termes d'économies d'énergie

Le projet du Tréport a été confronté à des oppositions locales. Il n’a pas été attribué par le précédent gouvernement vu que la candidature unique de GDF Suez – Areva a été jugée trop cher. Toutefois, rien n’indique jusqu’à présent que GDF Suez va renouveler sa candidature. Le projet au large de la Vendée vient d’être remis au tapis avec le retrait de la vie politique de l'ancien président du conseil général vendéen, Philippe de Villiers, qui y posait son véto.

Les six projets désormais lancés représentent au total plus de 3 000 mégawatts d'énergie renouvelable. La France est alors à mi-chemin de son objectif de mettre en place 6 000 mégawatts d'éoliennes en mer (qui est l'équivalent de quatre gros réacteurs nucléaires en puissance). Par ailleurs, il faudra trouver de nouvelles zones pour le remplir. Delphine Batho mise sur des éoliennes flottantes, car ces derniers peuvent être installés plus loin du littoral puisqu’ils ne requièrent pas de fondations sous-marines. Cependant, cette technologie n’en est encore qu’à un stade d’expérimentation jusqu’à présent.

Quant au calendrier, il a été avancé que la construction de 6 000 mégawatts est prévue pour 2020, toutefois, cela parait assez impossible. D’ailleurs, le gouvernement semble privilégier la qualité des économies d'énergie réalisées par les différentes offres sur la rapidité. En effet, le délai de dépôts des dossiers a été remis de 2 à 4 mois, ce qui donne aux industriels un peu de temps pour confirmer leurs investissements.


source : vos économies d'énergie.fr