La géothermie est l'une des énergies renouvelables qui va le plus se développer dans les 10 prochaines années

Une étude de l’ADEME, réalisée en collaboration avec les professionnels de la filière géothermie et Capgemini Consulting, a démontré que le marché de l’électricité géothermique pourrait doubler d’ici à 10 ans.

La transition énergétique fer de lance de la géothermie

Les Français prennent à cœur les questions concernant la transition énergétique. Ces dernières années, les opportunités vers l’export français ont connu des hauts et des bas. Longtemps mises sous silence, la situation vient d’être révélée par l’Ademe, à travers une étude menée en collaboration avec les professionnels de la filière de l'énergie géothermique et Capgemini Consulting. L’étude en question se porte sur l’électricité géothermique Grand Export ou issue d’une exploitation géothermique haute température (+ de 100 °). En 2010, ce marché pesait 1,4 milliard de dollars et était géré par 5 principaux exportateurs, dont l’Italie, l’Islande, le Japon et les États-Unis. Les perspectives à 10 ans prévoient un chiffre d’affaires de 3,3 milliards de dollars par an. Comme l’a tenu à préciser l’ADEME, « tous les continents disposent de ressources en énergie géothermique valorisables pour produire de l’électricité ». Tout comme l’Asie ou l’Amérique latine, la France devrait avoir son rôle à jouer dans ce tableau énergétique.

La filière géométrique : une des énergies renouvelables de base

L’électricité géothermique est actuellement traitée comme l'une des énergies renouvelables d'excellence dans de nombreux pays. En plus d’être renouvelable, c’est une énergie compétitive, ce qui n’ôte rien à ses avantages. Toutefois, la production d’électricité par géothermie induit de grands risques financiers et requiert beaucoup de temps, de savoir-faire, des outils de financement adéquats ainsi que des savoirs faires spécifiques, commerciaux et techniques précis. La France répond vivement à tous ces critères et devrait profiter de ses atouts pour améliorer ses offres et consolider ses exportations. En effet, elle dispose de toutes les compétences requises, que ce soit en matière d’ingénierie ou de maintenance d’équipements énergétiques pour la production d'énergie géothermique.

L’ADEME est d’ailleurs convaincue que le recours à cette énergie promet de nombreux avantages en termes d'économies d'énergie. En collaboration avec Capgemini Consulting, elle a fait appel à toutes les parties prenantes pour mettre en œuvre un plan d’action opérationnel qui vise à conquérir les marchés étrangers.

Une mutualisation des risques de l'énergie géothermique

Pour être présente dans des régions à fort potentiel, mais qui n’ont pas encore réussi à terminer leurs phases d’exploration comme l’Amérique latine, la France devra néanmoins revoir leurs offres et les consolider avec un outil de mutualisation des risques exploratoires. Elle devra également réussir à répondre à des offres complètes quitte à collaborer avec des leaders de marché français ou étrangers. Parmi les mesures à retenir, l’on notera également la possibilité pour les groupes de construction de s’inscrire en tant qu’ensembliers-développeurs dans les régions d’Afrique. Toujours dans la même optique, l’on remarque actuellement de nombreux énergéticiens et des équipementiers français qui sont déjà présents au Chili, en Indonésie et au Mexique.

Les départements et régions d'outre-mer insulaires jouissent d’un bon contexte géologique qui leur permet de profiter des ressources nécessaire à la production d'énergie géothermique. La géothermie se pose comme le nouvel eldorado énergétique. Elle se veut plus compétitive par rapport aux solutions de production d’énergies renouvelables habituelles et peut répondre parfaitement aux objectifs avancés pour l’outremer en matière de développement des énergies renouvelables. D’ailleurs, près de 50 % de l’électricité consommée à l’horizon 2020 et de l’autonomie énergétique en 2030 devraient être obtenus à partir de la géothermie.


Source : Vos économies d'énergie.fr