La transition énergétique au centre du débat à l'Enerpresse Forum 2013

La transition énergétique était au centre du débat Enerpresse Forum 2013. Il parait clair que les résultats du débat national sur la transition énergétique n’ont pas satisfait toutes les parties. L’Enerpresse Forum 2013 revient alors sur les conclusions avancées et note que même si le DNTE avait ouvert des voies, les conclusions des rapports de la Cour des comptes et de la Commission européennes attendues pour l’automne ne feront que compliquer la réalisation des recommandations avancées.

Un débat national au cœur de l'Europe sur les économies d'énergie

La Cour des comptes devrait très prochainement publier une étude sur les énergies renouvelables et un rapport sur le système de certificats d’économies d’énergie. Pour sa part, la Commission européenne devrait publier un rapport sur les systèmes de soutien aux énergies renouvelables. Éric Mamer, directeur de cabinet adjoint du Commissaire européen à l’Énergie a tenu à indiquer lors du débat d’Enerpresse : « Nous travaillons sur l’inadéquation des systèmes de soutien mis en place par certains États membres, qui peut mener à des surcoûts et à des effets d’aubaine ». Bruxelles est également en train d’élaborer un deuxième texte concernant les systèmes de rémunération de capacité électrique. Éric Mamer ajoute : « Il y a une tentation de mettre en place des mécanismes de soutien nationaux qui peuvent conduire à une refragmentation du marché européen de l’énergie, alors même que nos systèmes sont de plus en plus interconnectés ». Il estime qu’une version qui ressemble à quelques traits près au système national ne se pose en aucun cas comme une solution de généralisation sur le plan européen.

Les questions se rapportant au domaine des énergies renouvelables

Le système électrique a également été au centre des débats. Même si les problèmes de surcapacité ont été avancés, les acteurs du DNTE ont choisi de faire la sourde oreille. D’ailleurs, ce fut les énergies renouvelables qui ont été prises pour cible, de par leur impact sur marchés.

Le directeur au ministère de l'Énergie, Pierre-Marie Abadie, crie au scandale : « Les prix de l’électricité en base sont inférieurs au prix de l’électricité nucléaire amortie ! Cela résulte d’une erreur du market design et de l’impact de la crise. Malheureusement, nous n’avons pas de solutions permettant de résoudre les problèmes en quelques mois seulement ». Frédéric de Maneville, président de Vattenfall France, vient confirmer le constat en déclarant que « les grandes utilities ont aujourd’hui un genou à terre. Qui peut supporter le passage en deux ans de 60 à 37 € le MWh quand son chiffre d’affaires est directement lié à ce prix de gros ? Il va falloir s’atteler au problème des surcapacités en Europe. L’investissement dans de nouvelles capacités doit être lié à une demande ». En clair, la solution à cette situation serait de freiner le rythme de développement des énergies renouvelables et de mettre un peu plus en avant les systèmes électriques.

D’autres sujets n’ont pas assez approfondi, c’est notamment le cas du marché électrique, de la distribution électrique, de l’évaluation des C2E et du recensement du potentiel des territoires alors qu’ils ont des impacts directs sur l’avenir du système énergétique. En lançant le DNTE, le gouvernement pensait bien faire, mais le résultat n’est pas à la hauteur des attentes. Il reste maintenant à sortir du débat et à enchainer les actions efficaces.


Source : Vos économies d'énergie.fr