La transition énergétique boosté par le solaire, l'éolien et les hydroliennes

La France tout comme l’Allemagne se sont lancées dans la transition énergétique. Pour rendre celle-ci efficiente, les deux pays ont choisi de développer des énergies renouvelables en fonction des enjeux climatiques et des défis énergétiques. Les deux parties ont établi des stratégies opérantes afin de résoudre au plus vite les situations d’urgence. Cependant, les stratégies mises en place se heurtent à quelques écueils.

L’Allemagne souhaite soutenir les énergies renouvelables

Le gouvernement allemand doit actuellement faire face aux problèmes posés par les énergies renouvelables, surtout en termes de hausse production d’énergie et d’adaptabilité des réseaux de distribution. André Poschmann, chef du service Coordination et monitoring de la transition énergétique au Ministère de l’Environnement, a déclaré que diverses solutions ont été mises en place, surtout pour pallier les questions de coûts. Ainsi, la part consacrée au soutien aux énergies renouvelables vient d’être réduite et des primes de marchés viennent remplacer le système de tarif d’achat. À noter que cette initiative a été faite afin d’inciter les producteurs à vendre leur électricité directement à la bourse.

Les négociations se poursuivent concernant la constitution du futur gouvernement allemand. Les discussions ont abouti sur de nouvelles mesures, à savoir la définition d’une feuille de route d’ici avril 2014, la validation de celle-ci par le parlement en juillet 2014 et sa mise en application en janvier 2015. Par ailleurs, le futur gouvernement vient de confirmer son soutien au « backloading » (gel d’échange de 900 millions de quotas excédentaires du marché) annoncé par la Commission pour relever un marché carbone en berne. Cela devrait permettre d’augmenter le prix du droit à polluer pour augmenter les économies d'énergie, de réduire dans la même foulée les marges de bénéfices des opérateurs de centrales à charbon et de valoriser les investissements dans les nouvelles énergies.

Une réforme des dispositifs français sur les énergies renouvelables

En France, le ministre de l’Écologie Philippe Martin a annoncé que de nouveaux dispositifs allaient être mis en place pour remplacer les tarifs d’achat. Cependant, les deux mécanismes devraient encore cohabiter pendant un certain temps. Dans les semaines à venir, les outils de soutien aux énergies renouvelables seront revus tandis que l’industrie photovoltaïque et l’autoproduction vont être soumises à une réflexion prospective. Le ministre annonce également le lancement d’appels d’offres pour l’intensification du solaire, des hydroliennes et de l’éolien offshore. Concernant les certificats d’économie d’énergie (C2E), le ministre a jugé intéressant de renforcer leur transparence et leur simplification. En effet, les certificats d’économie d’énergie sont primordiales si on souhaite maîtriser la demande d’énergie. Les débats concernant leur mise en œuvre devraient se faire avant la mise en application de la loi sur la transition énergétique qui devrait être soumise au Parlement au printemps 2014. Céline Najdawi, consultante au cabinet Eclareon, spécialisé sur le marché des énergies renouvelables en Europe, trouve que malgré les efforts réalisés, la France est encore à la traine concernant les démarches administratives. En effet, il n’est pas utile de conclure un contrat entre producteurs et réseaux pour bénéficier des tarifs d’achats en Allemagne tandis qu’en France, un contrat avec obligation d’achat est nécessaire pour pouvoir en bénéficier alors que les procédures administratives pour y arriver sont longues.

Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables, a déclaré que le développement des énergies renouvelables est actuellement bloqué par le faible prix du charbon couplé au faible prix de la tonne de CO2. Néanmoins, vu que l’Allemagne va soutenir « backloading », cela devrait permettre de redresser la situation et de booster le marché des énergies renouvelables en Europe.


Source : Vos économies d'énergie.fr