La transition énergétique permettrait la création de 1,25 million d'emploi selon Bruxelles

La Commission Européenne recherche actuellement des solutions efficaces et durables qui permettraient de réduire les coûts liés aux importations d’énergie fossile. Une étude récente qu'elle a rendue publique, basée sur des modèles macroéconomiques internes, se penche sur les différentes issues possibles des discussions à venir portant sur le paquet énergie-climat à l’horizon 2030. La mise en place d’une «politique volontariste » pour 2030 y est largement évoquée. La discussion devrait se poursuivre lors du sommet européen qui se tiendra le 20 et le 21 mars prochain.

Les objectifs de la transition énergétique de 2020 devraient être prolongés

L'Union Européenne est engagée sur la voie de la transition énergétique depuis plusieurs années et a fixé des objectifs forts. Au chapitre du "changement climatique et des énergies durables", il est prévu que d'ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre soient réduites de 20 % par rapport à 1990. En matière de mix énergétique, l'objectif est d'atteindre une part de 20 % d'énergies renouvelables dans l'énergie utilisée tout en améliorant l'efficacité énergétique.

Pour atteindre ses buts, la Commission européenne mise donc sur la transition énergétique qui, d’après les experts, pourrait être bénéfique au delà de son impact écologique. En effet, selon les prévisions, une baisse de 40 % des émissions de CO2 pourrait permettre de créer 645.000 emplois supplémentaires en Europe, si on y ajoute les objectifs portant sur la pénétration des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique alors, près de 1,25 million d'emploi pourraient être créé. Même si la solution retenue avait des impacts négatifs sur les industries extractives, il reste que les gains dont profiteront l’industrie de base, les transports, l’ingénierie ou encore le bâtiment permettront d’équilibrer la donne. Dans leur rapport, les experts annoncent qu’en choisissant de retenir la même politique énergétique qu'actuellement, le coût de l'énergie passerait de 12,8 % en 2010 à 14,2 % en 2030. Cette hausse est à attribuer à celle des prix des énergies fossiles à l’importation.

Opter pour les énergies renouvelables

Les ministres de l’Énergie de huit des 28 pays de l’Union européenne ont adressé une requête à Günther Oettinger, commissaire européen à l’Énergie, et à son homologue au climat, Connie Hedegaard, demandant d’établir un nouvel objectif européen pour les énergies renouvelables à l’horizon 2030. Les ministres de ces pays (la France en faisant partie) ont tenu à expliquer que le fait de soutenir l’intégration des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique permettra d’assurer une énergie propre et compétitive pour le futur.

Réduire les émissions de CO2 de plus de 40 % coûterait la sommes de 2 milliards d’euros en plus par an en raison du coût de la pénétration des énergies renouvelables. Cependant, la baisse des dépenses liées à la pollution devraient permettre de combler ce trou dans le budget, les économies annoncées devant avoisiner les 17 à 33 milliards d’euros par an. Enfin, le développement de la production d'énergies renouvelables en Europe permettra de diminuer la dépendance énergétique des États membres qui réaliseraient ainsi des économies sur les importations énergétiques qui pourraient atteindre 547 milliards d’euros sur la période 2011-2030.


Source : Vos économies d'énergie.fr