Le secteur des panneaux photovoltaïques manque de dynamique

L’énergie photovoltaïque est très utilisé en France pour sa rentabilité. Surtout pour les particuliers qui peuvent revendre leur énergie à l’EDF à un prix intéressant. Le prix des panneaux photovoltaïques peut être amorti en trois ou cinq ans si avec les frais d’installation et transport. De plus, ils ont une durée de vie assez longue, environ 20 à 25 ans. Ils sont donc bénéfiques durant les 15 à 20 ans qui suivent après les 5 ans de récupération de la perte sur le prix d’achat.

Les raisons de la chute du marché des panneaux photovoltaïques

Le Think tank France Territoire solaire a donné un terrible constat sur le sujet. Depuis janvier 2013 pas plus de 100 mégawatts (MW) ont été raccordés au réseau, un chiffre très bas par rapport à l’année précédente. Jusqu’en 2020 un objectif de 20 000 MW de puissances installées est en préparation, cependant il va falloir plus 2500 MW par an pour arriver au but, ce qui sera fort difficile.

Une conjoncture défavorable aux panneaux photovoltaïques

Cette chute drastique est aussi causée par l’absence de réponse vis-à-vis des appels d’offres lancées par les particuliers. Beaucoup de projets d’installations, plus précisément la moitié, ont été arrêtés à cause des problèmes économiques actuels : le rachat de l’électricité venant de ces énergies est en forte baisse, les industries et particuliers risquent beaucoup de pertes en s’y investissant.

La chute de l’industrie est aussi due à la forte baisse du prix des panneaux photovoltaïques à cause d’une surproduction. On constate qu’aujourd'hui il y a une capacité de production mondiale de 50 GW par an de panneaux solaires alors que le marché cumule environ les 30 GW. D’où la cause de l’effondrement des entreprises de fabrication et d’installation de panneaux photovoltaïques.

Les facteurs défavorables aux panneaux photovoltaïques

Les panneaux photovoltaïques chinois affectent considérablement le marché français malgré les mesures prises. Cependant le marché français est en train de mettre en place des stratégies concurrentielles plutôt efficaces pour contourner le problème. On peut obtenir des prix de revient aux environs de 10 à 11 centimes le kilowattheure (kWh) pour les centrales au sol dans les zones bien ensoleillées. Mais pour les installations résidentielles, le prix reste très élevé aux environs de 25 à 30 centimes le kWh. Deux solutions s’opposent : produire dans le haut de gamme ou diminuer les coûts de production grâce au concept de la « couche mince ». Ces panneaux moins performants permettent aux entreprises de faire des économies.

Les perspectives du photovoltaïques peu encourageantes

Jean-Louis BAL, actuel Directeur des productions et énergies durables de l'ADEME, reste optimiste en affirmant qu’il garde espoir en attendant un nouveau modèle économique qui sera conclu après le débat national sur l’énergie. Thierry Mueth, président d'Enerplan, le syndicat de l'énergie solaire, reste fort pessimiste et inquiet face au sujet de l’énergie photovoltaïque. D’après lui, 3 menaces sont en vue : « pas de visibilité, pas de prise de risque, pas d'investissement ». Tout cela pourrait définitivement mettre fin à la marche de l’énergie solaire en France.

Source : vos économies d'énergie.fr