Le secteur du solaire attend la relance promise par François Hollande

Comptant parmi les 60 engagements de François Hollande envers la France, le soutien du secteur du solaire et le développement de filières industrielles dans ce secteur sont très attendus. Pour la réalisation de son projet, François Hollande doit compter sur l’aide de Nicole Bricq, la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie et d’Arnaud Montebourg, responsable du redressement productif. Vos économies d'énergie.fr fait le point sur cette mauvaise passe des panneaux photovoltaIques européens


La filière des panneaux photovoltaïques veut se relancer

De nombreux fabricants de cellules photovoltaïques européennes ont fait faillite dernièrement. Ceci a été dû en grande partie par la chute des prix imposés par les fabricants asiatiques et la diminution des aides publiques. La situation est assez chaotique, l’avancée des Asiatiques dans le secteur ne permet pas aux fabricants européens de s'installer durablement. S’ils restent dans le solaire standard alors ils ne feront pas le poids face aux investissements massifs et aux économies d'échelle réalisées sur l'achat des matières premières des firmes asiatiques.


Les industriels européens mis de côté

En 2011, la Chine s’est octroyé plus de 57 % de la production mondiale de cellules photovoltaïques. Suivi de Taïwan avec 11 %. L'Europe quant à lui, n’a réussi à assurer que 9 %, dont 7 % en Allemagne. Le Top 10 mondial des fabricants de panneaux photovoltaïques regroupe cinq firmes chinoises et deux Taïwanaises, mais aucune entreprise Européenne.

Pendant la même année, Pékin a investi plus de 28 milliards de dollars (soit 22 milliards d'euros) dans la production de silicium et de cellules alors que l’Europe en a investi quatre fois moins. Ceci explique la réduction de 20 % des panneaux photovoltaïques chinois par rapport aux panneaux de fabrication européenne (0,8 euro contre 1 euro le watt). Les Chinois ont changé la donne et ont mis à mal l'industrie mondiale du photovoltaïque. Le prix de marché ne reflètent plus les coûts de production, s’en suit alors une surcapacité mondiale de production.

La filière photovoltaïque européenne connait actuellement une mauvaise passe et depuis 2011, plusieurs milliers d’emplois ont été supprimés. En France notamment, les emplois ont été réduit de moitié. Même s’il reste encore un bon nombre de fabricants de cellules actifs en Europe, ceux-ci sont déjà sur une pente raide.


Les objectifs pour 2020

Pour 2012, les professionnels prévoient une remise à niveau (comme en 2010). En 2013, ils s’attendent à ce que cela chute à 400 ou 500 MW. Il faudrait tenir un rythme annuel d'installation de 2 000 MW si l’on veut atteindre l'objectif de 20 000 MW pour 2020.

Actuellement, le marché du photovoltaïque est dominé par les cellules en silicium cristallin à plus de 90 % avec un rendement qui frôle les 20 %. Les cellules en couches minces ne représentent que 10 % du marché avec un rendement de 10 %. Avec un cout de fabrication réduit, les cellules en couches se développent plus vite. Par ailleurs, l’apparition de nouveaux systèmes, comme ceux à base de polymères pourraient trouver des applications spécialisées. À noter que leur rendement ne dépasse pas les 5 %.


Le solaire reste malgré tout l’avenir de l'énergie

Le solaire est assurément l'énergie du futur et même si actuellement les Européens et les Américains ont une petite longueur d’avance par rapport aux Asiatiques, ils ne vont pas faire long feu.

Avec l'éolien, le secteur des énergies renouvelables pourrait couvrir 50 % des besoins énergétiques mondiaux en 2050. Enfin, s’il affiche une progression de 10 % par an, et arrive à afficher 20 % dès 2030. L’industrie européenne du photovoltaïque doit subir un redressement productif. Par ailleurs, un dispositif de soutien public favorable aux énergies renouvelables doit être mis en place.


Source: vos économies d'énergie.fr